Ah, le monde de la mode, il en fait rêver plus d’un...
Devant l’objectif, maquillée et habillée par les plus grands, le mannequin a de quoi faire rêver...
Mais c’était sans compter sur l’impertinence et la drôlerie de Lysa Aengel, mannequin et écrivain, qui nous fait goûter avec délices aux coulisses pas toujours si roses de ce monde de paillettes...
A l’occasion de la sortie de son livre My Beautiful EgoTrip, nous sommes allés à sa rencontre !
Capcampus :
Comment vous est venue l’idée d’écrire sur le milieu du mannequinat ?
Lysa Aengel
Rentrer dans le cerveau et dans la peau d’un mannequin, c’est plutôt déjà très drôle comme concept pour un livre, non ? En fait, j’ai écrit ce livre non pas parce que j’avais envie d’écrire, mais parce qu’il n’existait pas et qu’il était nécessaire !
Pour ceux qui aspirent à rentrer dans le monde de la mode, mais aussi pour celles et ceux qui y sont déjà parce qu’il y a plein de choses qu’on ne leur a pas bien expliquées...
Et pour toutes celles qui auraient encore quelques traces de regrets...Ca fait des années qu’on assiste à un étalage de mannequins et de mode à la télé et dans les magazines, en nous rebattant les mêmes vieux clichés frelatés faits par des journalistes pilotés par des contraintes économiques qui exigent glamour pour entretenir le rêve sont prêts à tout pour faire grimper l’audience.
Or, la réalité de ce monde-là, quand elle n’est pas romancée, est beaucoup plus intéressante, drôle, merveilleuse et que ce qu’on nous a donné à voir.
Le livre décrit le milieu avec authenticité et réalisme.
Vous vous êtes toujours demandé ce que vingt centimètres auraient changé à votre vie ? Avec my beautiful egotrip, vous découvrez votre vie et le monde de la mode comme si vous étiez mannequin. Vous vous glissez dans la peau d’une jolie fille et ,découvrez cet univers délirant. Ses secrets, ses rouages, mais aussi son système politique ou économique qui influe autant les carrières de mannequins que vos impulsions d’achat au quotidien.
Capcampus :
Vous semblez avoir pris du recul par rapport à la profession et en jouer aujourd’hui avec humour...
Lysa Aengel
Si j’ai de l’humour sur ma profession, c’est que le monde qui l’entoure est hilarant . Si j’ai du recul, c’est parce que, même si j’en vis bien, d’autres filles s’amusent beaucoup moins en faisant le même job ou en faisant tout pour le faire. J’ai justement essayé d’offrir un point de vue plus posé et un certain recul.
Pour rêver avec intelligence, et, sinon faire voler quelques clichés ridicules, au moins en rire et jouer avec. C’est un monde drôle, assez démocratique et assez inoffensif si vous avez la maturité nécessaire et la connaissance du système.
Mais si vous arrivez avec vos clichés de médias et votre naïveté en bandoulière, vous allez sérieusement déguster.
Capcampus :
Quand vous avez démarré votre carrière, aviez-vous en tête les stéréotypes que l’on peut avoir sur le métier?
Lysa Aengel
Lesquels ? Que seuls les miroirs réfléchissent ? Que les mannequins ont une vie sexuelle plus professionnelle ? Qu’elles ont de super bons chirurgiens ?
Oui, bien sûr et je me suis empressée de les vérifier un à un. J’ai rendu mon verdict. Cela s’appelle My beautiful egotrip et des chapitres comme « Anorexitantes ? », « Les mannequins peuvent-elles ne pas être connes ? » ou « Vive les bistouris et merci encore Docteur ! » sont là pour raconter la vérité...toute la vérité, je le jure !
Capcampus :
Comment votre entourage professionnel a pris la sortie de votre livre ?
Lysa Aengel
Très bien, comme ils ne savent pas lire, ils trouvent les photos très jolies !
Concrètement, j’ai de très jolies propositions et je n’arrête pas de travailler. Il n’y a guère que les incompétents et les escrocs qui m’en veulent. Et tant mieux.
Capcampus :
Qu’est-ce qui vous plait le plus : écrire ou faire du mannequinât ?
Lysa Aengel
D’un côté je me retrouve devant un ordinateur de longues nuits de solitude en sirotant du café froid et, de l’autre, on me dorlote, on me maquille, on me flatte sans cesse et je suis (bien) payée pour être entre un cocotier et un appareil-photo.
Euh, j’hésite...
Capcampus :
Strass, paillettes, le retour à la réalité doit faire l’effet d’une douche froide...
Lysa Aengel
C’est quoi la réalité ?
Capcampus :
Avez vous de nouveaux projets d’écriture ?
Lysa Aengel
Oui. J’ai laissé tomber mon projet de devenir cosmonaute donc je termine en ce moment un livre acide et drôle, enfin j’espère ! Rien qui ne parle de mode, j’ai tout donné à Egotrip déjà.
Capcampus :
Quels seraient vos conseils pour de jeunes filles voulant se diriger dans cette voie ?
Lysa Aengel
Cela m’a pris huit mois pour les écrire et 351 pages pour tout expliquer alors que je ne voulais même pas devenir écrivain !
Mon conseil le plus sincère donc, s’appelle My beautiful egotrip, et il s’adresse autant à celles qui veulent être mannequin qu’à celles qui ne veulent surtout pas le devenir.
Les premières sauront tout ce qu’il y a à savoir pour réaliser leur rêve, et les secondes trouveront tout ce qui les consolera de ne jamais faire un jour la couverture d’un magazine. Et c’est même un conseil général, parce qu’entre nous, le monde de la mode est quand même un sujet idéal quand on a envie de rigoler.
Capcampus :
Merci pour vos réponses !

My Beautiful Egotrip
Editions Scali
prix: 19.90€
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