Insertion des jeunes diplômés, la situation s'améliore !

Les résultats de l'enquête 2005 de la Conférence des Grandes Ecoles sur l'insertion des jeunes diplômés redonnent espoir !

Publié le 30 juin 2005

En janvier 2005, et pour la treizième année consécutive, la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) a lancé l’enquête annuelle sur l’insertion des jeunes diplômés. Il faut savoir qu’au moment de l’enquête, un tiers des diplômés de la promotion 2004 destinataires du questionnaire avaient quitté leur école depuis 7 mois, 2 sur 5 depuis 4 mois et 1 sur 4 depuis 2 mois.

Alors que depuis 2001, le taux net d’emploi des jeunes diplômés n’avait cessé de diminuer pour s’établir à 69% à l’enquête 2004, cette année marque un retournement de tendance. En effet, le taux net d’emploi des diplômés de la promotion 2004, toutes écoles confondues, est de 74,5%. Le pourcentage est encore supérieur pour les diplômés des écoles de commerce et de management. En effet, avec un taux net d’emploi proche de 80%, ils ont apparemment mieux négocié leur entrée sur le marché de l’emploi que leurs collègues ingénieurs

Cependant, cette situation semble fragilisée par les perspectives de croissance. . Les perspectives économiques pour 2005 qui viennent d’être revues à la baisse par l’Insee (+ 2% de croissance) et par l’OCDE (+ 1,4%), laissent donc à penser qu’à court terme, cette « embellie » n’aille guère en s’amplifiant.

Autre point important : toutes écoles confondues, le taux net d’emploi des femmes est inférieur de près de 6 points à celui des hommes chez les ingénieurs et même de 7 points chez les sortants des écoles de commerce et de management.

Et en ce qui concerne la nature des contrats, elle n’évolue guère. Par rapport à l’an dernier, on constate une légère progression de la part des CDI (77% contre 75% en 2004) et corrélativement une baisse de même amplitude de la proportion d’emplois précaires (CDD et intérim) avec 19% contre 21%. Cependant, cette augmentation globale des contrats à durée indéterminée est à mettre à l’actif des seuls sortants des écoles de commerce et de management (78,5% en CDI) puisque la structure de la nature des contrats de travail des ingénieurs n’a que très peu évolué par rapport à celle obtenue en 2004 : 75% en CDI contre 74% en 2004, 20% en CDD contre 21%, 3% en intérim et 2% autre.

De la même façon, on n’observe pas de changement en ce qui concerne le statut d’emploi : 86% des diplômés en emploi ont un statut « cadre » et, quel que soit le type d’écoles, les chiffres sont en tous points comparables à ceux enregistrés à l’enquête 2004 pour les diplômés de la promotion 2003.

Mais la nouveauté de cette année, c’est l’attractivité croissante des pays étrangers. Près de 13% des diplômés en emploi déclarent exercer une activité à l’étranger, c’est presque 1 point de plus qu’en 2004 et 2 points de plus qu’au cours des années antérieures.


Stages et nouvelles technologies au service de l’emploi :

Plus de 2 recrutements sur 3 ont été réalisés par le biais des stages (ou projets) de fin d’études (34%), suite à l’envoi de candidatures spontanées (18%) ou par l’intermédiaire des sites Internet spécialisés (15%).

Autre bonne nouvelle, les salaires sont en hausse : Toutes écoles et tous diplômés en emploi confondus, le montant du salaire moyen des diplômés de la promotion 2004 s’élève à 30 300 € représentant une hausse de + 3,1% par rapport à celui enregistré à l’enquête 2004 pour les diplômés de la promotion 2003 (29 400 €).

Pour plus d’infos et les résultats détaillés de cette étude, rendez-vous sur le site de le CGE.


Emploi


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