Le secrétaire d'Etat aux PME, au Commerce, à l'Artisanat, aux Professions libérales et à la Consommation, a présenté une communication en Conseil des ministres du 25 février une communication sur le plan de modernisation de l'apprentissage. Cette filière constitue une réponse adaptée au besoin de qualification et d'insertion professionnelle des jeunes et à la demande des entreprises de recruter des salariés qualifiés. Ce dispositif s'inscrit dans le projet de loi de modernisation pour l'emploi, actuellement en préparation par le ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité.
Le Premier ministre avait placé le 9 janvier 2004 la "revalorisation de l'apprentissage" au coeur de la politique de l'emploi. "Le monde du travail n'est pas un monde clos que se partagent ceux qui y ont accès, mais un monde qui doit s'ouvrir au plus grand nombre de personnes".
L'apprentissage est un enjeu de la formation professionnelle, "qui est à la fois la seule réponse aux mutations industrielles et le meilleur outil pour mieux placer la France dans la bataille de la mondialisation", a déclaré François Fillon.
Lors d'une première communication en Conseil des ministres du 27 août 2003, Renaud Dutreil avait déjà présenté les objectifs principaux de la réforme de l'apprentissage. renouveler l'image de l'apprentissage promouvoir les passerelles multiples avec les autres filières répondre au mieux aux réalités et aux besoins des entreprises d'aujourd'hui.
Les mesures proposées par le Gouvernement en matière d'apprentissage auront des effets en ce qui concerne la croissance et l'emploi. "Il ne doit plus y avoir de jeunes sans métier, ni de métier sans jeunes", précise le compte-rendu du Conseil des ministres du 25 février. Le plan de modernisation de l'apprentissage s'appuie sur le travail de réflexion et de concertation mené par le secrétaire d'Etat des PME au cours des dix derniers mois, conclu par la présentation d'un livre blanc de propositions en octobre 2003.
Le plan de modernisation de l'apprentissage comprend quatre volets.
Revaloriser l'image de l'apprentissage et l'orientation des jeunes
Le Gouvernement entend agir sur la promotion des filières professionnelles et l'amélioration de l'information concernant certains métiers.
Une haute personnalité sera chargée de coordonner l'action interministérielle, en particulier avec le ministère de la Jeunesse et de l'Education nationale, et le ministère des Affaires sociales.
Un "passeport de découverte de l'entreprise" sera crée pour les jeunes scolarisés, avec la possibilité de stage pendant les vacances scolaires facilitant les rencontres entre les jeunes et l'entreprise.
Accroître l'attractivité de l'apprentissage
Le plan vise à adapter le dispositif de l'apprentissage aux aspirations et au profil des jeunes.
La condition d'apprenti sera améliorée, avec la création d'une prime au premier équipement et d'une carte d'étudiant, sur le modèle de la carte d'étudiant.
Le Gouvernement souhaite proposer aux jeunes des parcours personnalisés, avec des passerelles vers d'autres voies de formation.
Impliquer les entreprises
La réforme entend simplifier l'accueil des apprentis dans les entreprises
Les entreprises devront s'engager vers une meilleure qualité de l'apprentissage
Les grandes entreprises, ayant peu recours à l'apprentissage, seront concernées par les actions de promotion.
Garantir un pilotage et une observation efficaces du dispositif
Le Gouvernement mènera cette réforme en étroite collaboration avec les acteurs de l'apprentissage (partenaires sociaux, centres de formation, régions, etc...).
Il souhaite également mettre en oeuvre une plus grande simplicité et une meilleure transparence de la collecte de la taxe d'apprentissage.
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