Devenir ingénieur sans passer par une "prépa"Depuis quelques années, la "prépa" scientifique n'est plus le passage obligé pour devenir ingénieur. Des voies parallèles, en plein développement, se sont ouvertes qui permettent d'accéder à ce titre. |  |
La voie "royale" pour devenir ingénieur reste le passage par les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques.
Mais, depuis quelques années, pour des raisons qu'il faudrait mieux cerner, leurs effectifs stagnent et d'autres cheminements permettent aux étudiants de devenir ingénieurs. Aussi pour pallier cette désaffection, de nombreuses grandes écoles ont elles-mêmes pris l'initiative d'ouvrir leur porte à de bons étudiants qui ne sont pas passés par le cursus traditionnel "maths sup -maths spé".
Au-delà de cette initiative, existent d'autres voies d'accès. C'est ainsi qu'une cinquantaine d'"écoles en cinq ans" (INSA, universités de technologie de Compiègne, de Troyes, de Belfort, entre autres) dont les diplômes sont reconnus par la Commission des Titres d'Ingénieur recrutent leurs étudiants au niveau du bac. Outre un rythme de travail moins soutenu que dans les "prépas", les matières scientifiques abstraites (notamment les maths) y sont moins sélectives ce qui n'empêche pas leurs diplômés de connaître une bonne insertion professionnelle.
Depuis plusieurs années, existent aussi des formations d'ingénieurs en partenariat (FIP) qui ouvertes aux simples bacheliers, accueillent surtout des titulaires de BTS ou de DUT, principalement dans des secteurs d'activités où l'embauche est relativement facile comme le BTP. Leur formation à mi-temps en entreprise leur donne une expérience qui accroît leurs chances de trouver immédiatement un emploi.
Reste enfin la possibilité qui, pour le moment, s'accroît fortement d'une année à l'autre, de suivre les filières professionnelles des universités (IUP, DESS, DEA-doctorat) dont les effectifs ont quadruplé dans les vingt dernières années et qui, dans certaines d'entre elles, sont en passe d'égaler, voire de dépasser ceux des filières généralistes. Ayant compris l'importance de ces filières dont les diplômés, comme le montrent des enquêtes récentes du Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) connaissent une bonne insertion professionnelle, la plupart des universités ne cessent d'en ouvrir de nouvelles. C'est ainsi qu'entre 1999 et 2002, 800 nouveaux DESS offrant 15000 places nouvelles ont été créés.
Un bémol, cependant, à cette perspective optimiste : la désaffection, croissante depuis quelques années, des futurs bacheliers pour les matières scientifiques. Si des mesures susceptibles d'arrêter cette hémorragie ne sont pas prises sans tarder, le vivier d'étudiants qui alimente les formations d'ingénieurs risque de connaître un assèchement à brève échéance.
Pour en savoir plus, on peut, parmi une abondante littérature sur le sujet :
- s'agissant des offres de formation, consulter les sites internet des universités et ceux des grandes écoles, ainsi que celui du Céreq ( www.cereq.fr)
- études du Céreq dans les services d'information et d'orientation des universités.
- Le Nouvel Observateur signale la parution le 23 janvier 2004, d'un hors-série de 120 pages intitulé Guide des écoles d'ingénieurs.
- La base des écoles et des formations qui s'enrichit chaque jour un peu plus!
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