Bientôt la rentrée, et avec elle la course à l’inscription dans l’école de vos rêves.
Chaque année, des centaines d’étudiants se dirigent vers les filières d’optique.
A la rédaction de capcampus nous avons voulu vous faire découvrir l’école de référence dans ce domaine, l’
ESOS (Ecole Supérieure d’Optique de Strasbourg).
Son directeur a donc accepté de répondre à nos questions, hisoire d'y voir plus clair...
Rencontre :
Capcampus
Votre école est reconnue comme une référence dans la formation des métiers de l’optique. Comment êtes-vous arrivé à ce résultat en si peu de temps (la date de création de l’ESOS est de 1999) ?
Olivier Maenner
Ce résultat est la conséquence d’un travail de terrain entrepris plus particulièrement depuis 2001. Nous recherchons continuellement à améliorer nos enseignements, la vie scolaire et extra-scolaire au sein de l’Ecole, à être à l’écoute de nos partenaires opticiens.
Une remise en cause perpétuelle est essentielle : écoute, proximité, suivi.
Nos forces se sont ainsi développées autour du plaisir de partager le savoir et le savoir-faire, générosité dans l’échange, mais aussi implication dans la branche professionnelle.
Capcampus
Qu’est-ce qui vous différencie des autres centres de formations ?
Olivier Maenner
C’est ce qui constitue notre objectif majeur et ce qui est si difficile à réaliser : être au carrefour des référentiels pédagogiques crées par l’Education Nationale et des besoins actuels et à venir des opticiens.
Il faut à la fois permettre aux étudiants de réussir leurs examens et à la fois leur permettre une entrée dans la vie active la plus efficace possible : d’où l’intervention d’un grand nombre de spécialistes de la branche dans le cadre de nos enseignements.
Capcampus
Vous accueillez chaque année près de 200 étudiants de toute la France. Peu de places donc, comment se passent les sélections ?
Olivier Maenner
Les sélections se déroulent en trois étapes : un dossier à remplir, un entretien de motivation et des tests en sciences.
La politique de l’Ecole n’est pas de recruter « sécuritairement » pour protéger ses statistiques. Nous pensons que les critères doivent être plus larges afin de permettre aux plus motivés, à ceux qui ressentent ce métier comme une vocation, d’accéder à une formation en optique lunetterie.
C’est pourquoi, au-delà des filières qui constituent « naturellement » notre recrutement (TS, STI, STL), nous acceptons parfois des élèves originaires de cursus plus littéraire ou plus économique.
Capcampus
Quels sont les qualités que vous recherchez chez les candidats ?
Olivier Maenner
La principale reste leur atout majeur : un goût prononcé pour le métier d’opticien lunetier. Le travail et la volonté sont les deux autres gages de réussite.
Capcampus
Vous êtes situé à Strasbourg, disposez-vous d’accords particuliers avec les professionnels de la région ? (pour placer les étudiants en alternance par exemple)
Olivier Maenner
Nous travaillons depuis 2001 dans le domaine plus particulier de la formation en alternance. Le travail partagé avec les professionnels est la clé de la pérennité de nos chaleureuses relations.
Toutefois, il n’existe pas d’« accords » à proprement parlé.
Capcampus
Comptez-vous ouvrir d’autres centres de formation à travers la France ?
Olivier Maenner
En fait, nous existons déjà sur un autre site à DIJON.
L’ESOS a en effet ouvert des sections BEP et BTS en alternance depuis septembre 2004 en partenariat avec le CFA La Noue.
Capcampus
Les étudiants sont-ils accompagnés dans la recherche d’entreprise d’accueil ?
Olivier Maenner
Nous avons un rôle de conseil et de suivi, mais nous souhaitons que les étudiants entament seul leur recherche d’entreprise. Il s’avère en effet que les employeurs potentiels y sont particulièrement attentifs.
Capcampus
Quelle est la proportion de vos étudiants qui rejoignent écoles de commerce et autres formations à l’issue de leur diplôme ?
Olivier Maenner
La proportion est encore faible : le BTS est encore perçu par les élèves comme un diplôme professionnel et donc comme une finalité en soi. Notre discours les oriente pourtant vers une poursuite d’études.
Capcampus
Cela répond-t-il à un besoin croissant du marché ?
Olivier Maenner
Comme à l’égal de toutes les branches professionnelles, les besoins en compétences dans l’optique lunetterie s’élargissent et la capacité à y répondre par une formation solide et plurielle est un atout majeur pour l’avenir.
Capcampus
Un conseil aux étudiants qui hésitent encore à se diriger dans la voie de l’optique...
Olivier Maenner
A notre sens, la diversité de ce métier (para-médical, technique, commercial, gestion,...) et le fait qu’on y trouve plus facilement un emploi devraient être des critères à mieux prendre en considération.
Etre opticien, c’est un beau métier !