Se former à l'INNOVATION

Sciences Po lance son École du management et de l’innovation

Publié le 03 octobre 2016

En créant l'École du management et de l'innovation, Sciences Po affirme son rôle central et son positionnement original dans la formation des acteurs économiques. En accord avec le plan stratégique « Sciences Po 2022 », l'établissement parachève aussi la structuration de l'ensemble de ses formations de niveau master en écoles.

Avec l'École du management et de l'innovation, Sciences Po confirme sa place d'acteur majeur de la formation aux mÉtiers de l'entreprise

Aujourd'hui, 73 % des diplômés de Sciences Po choisissent le secteur privé pour leur premier emploi. Près d'un étudiant sur deux rejoint les secteurs du conseil, de la finance, de l'industrie, de la communication ou des industries créatives. La présence de Sciences Po dans la formation aux métiers du secteur privé remonte aux origines : la section « Économie Privée » existait dès la première moitié du XXe siècle ; elle se transforma en section « Économique et Financière » en 1945, cette dernière s'enrichissant à partir des années 1970 de formations aux métiers de la communication, des médias et de la gestion des ressources humaines. Ces formations de masters associées aux grandes fonctions de l'entreprise disposent d'une forte reconnaissance sur le marché français comme sur le marché international.

La nouvelle École rassemble les effectifs significatifs des masters existants - Finance et stratégie, Economics and Business, Organisations et management des ressources humaines, Marketing et Communication - qui regroupent 1000 élèves et créera rapidement de nouvelles formations qui viendront densifier son offre pédagogique.



Une ambition : former les entrepreneurs du changement

L'École du management et de l'innovation propose un positionnement inédit qui contribuera à la réinvention du modèle de formation des acteurs économiques à l'heure de la révolution numérique et face aux transformations profondes qui redéfinissent l'entreprise et le monde économique. Sciences Po veut fournir à ses étudiants les moyens de repenser l'entreprise et son rôle dans la société, d'innover et d'inventer de nouveaux modèles d'affaires.

Pour former les entrepreneurs du changement, l'École se donne un triple objectif (résumé en 3 C) :

  • Le « C » de « Complexité » : transmettre les clefs de compréhension de la mondialisation, de la révolution numérique, et de la complexité des enjeux et des transformations qui leur sont associés.
  • Le « C » de « Créativité »: anticiper et accompagner le développement de l'économie créative et des nouveaux modèles d'affaires.
  • Le « C » dans « bien commun » : mettre en exergue le rôle de l'entreprise (et de ses managers) dans la société et la responsabilité des acteurs économiques au regard des enjeux de bien commun.

S'appuyer sur l'héritage et l'identité de Sciences Po

La nouvelle école fonde son identité sur les forces de Sciences Po. Elle va développer une pédagogie transdisciplinaire qui s'appuie sur une recherche en sciences humaines et sociales de niveau international. L'École pourra travailler avec un écosystème académique très riche constitué par les centres de recherche de Sciences Po ainsi que les Départements d'Économie, de Sociologie, de Science Politique, d'Histoire et de Droit.

L'Incubateur et le Medialab de Sciences Po joueront un rôle majeur pour développer une culture de l'innovation et de l'entrepreneuriat au sein de l'École. « Sciences Po Entrepreneurs », qui, depuis 2009, soutient les aspirations entrepreneuriales des élèves de Sciences Po et a incubé 90 projets, devient le Centre pour l'Entrepreneuriat, pour mieux encore déployer son offre d'accompagnement, de formation et de recherche. Le Medialab a permis de construire le cours de cartographie des Controverses (grâce à l'impulsion de Bruno Latour), exemple même de l'innovation pédagogique pratiquée à Sciences Po. Il fera une plus large place au design thinking et aux humanités numériques dans les cursus.

Enfin, l'École du management et de l'innovation s'inscrit dans une ambition résolument internationale. Les futurs diplômés seront capables d'appréhender un management pluriculturel et multinational. L'École va développer une pédagogie qui permette de penser l'enjeu des activités économiques dans un cadre multi et transnational et de confronter les étudiants à des situations concrètes de travail. Elle sera aussi internationale par ses étudiants qui pourront, à terme, suivre l'ensemble des cursus en anglais. En développant des partenariats académiques avec les meilleures formations du monde, l'École proposera des doubles diplômes attractifs.

Le parachèvement d'une structuration plus lisible et attractivE de l'offre de Master

Depuis plusieurs années, Sciences Po a entrepris de structurer ses formations de master en écoles, afin de clarifier l'offre pédagogique de deuxième cycle par grandes familles de métiers : relations internationales, affaires publiques, droit, questions urbaines, recherche, journalisme, communication et, aujourd'hui, management et innovation. Cette septième école consolide l'excellence des formations existantes tout en permettant d'assurer un développement et d'accroître la visibilité de Sciences Po dans un champ généralement associé aux écoles de commerce.


Pour Frédéric Mion, directeur de Sciences Po : « Notre offre de formation est aujourd'hui plus attractive, plus lisible et plus diversifiée. Nous conservons un tronc commun, les sciences humaines et sociales, qui sont le socle de notre identité, tout en élargissant la palette des métiers auxquels nous préparons nos élèves. Notre ambition est de fournir à nos étudiants les clés pour comprendre la société dans laquelle nous vivons et anticiper ses transformations. Au travers de l'École du management et de l'innovation, nous saurons aider les acteurs économiques à repenser le rôle de l'entreprise afin de devenir des entrepreneurs du changement. »

Pour Marie-Laure Djelic, co-doyenne de l'École du management et de l'innovation : « L'entreprise est appelée à déployer une vision plus large que la simple maximisation de la valeur pour l'actionnaire. Elle est un élément intégrateur autour duquel se tisse un réseau de relations denses - et peut aussi avoir un impact politique non négligeable. Dans un monde complexe, instable et aux frontières fluides, le bien commun ne peut plus être seulement l'affaire de l'État. Il relève aussi de la responsabilité des acteurs privés que nous souhaitons former. »

Pour Benoît Thieulin, co-doyen de l'Ecole du management et de l'innovation : « Les transformations liées à la révolution numérique bousculent l'ensemble des activités économiques ; les entreprises de l'économie classique sont bien sûr impactées et une économie nouvelle, fondée sur des modèles d'affaire innovants émerge en parallèle. Sous l'effet de ces transformations, l'entreprise tend à devenir une plateforme d'intelligence collective de plus en plus ouverte sur la société et ses besoins. Dans un tel écosystème, l'innovation, la créativité et l'entrepreneuriat que nous souhaitons développer au sein de l'École deviennent incontournables et constitueront de sérieux atouts pour nos étudiants. »


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