On a testé pour vous... le saut en parachute !
Pour vous aider à faire le grand saut, ou vous convaincre de ne définitivement pas y aller, on a testé, et on vous donne tous les détails...
Sauter d’un avion en marche, c’est un sacré défi ! Défi qui tente tous les amateurs de sensations fortes, même s’ils n’osent pas toujours passer à l’acte.
Le premier saut en parachute est généralement en tandem, c'est-à-dire accroché à un professionnel qui supervise tout. A moins de ne faire un stage complet pour apprendre à se débrouiller tout seul, là haut dans le ciel, c’est à cette condition que tout organisme (du moins, sûr) vous laissera sauter. C’est donc ce que nous allons faire, sauter d’un avion en tandem, à plus de 10 000 pieds (env. 3 km) de hauteur !
10h30 : je viens d’arriver au centre de saut en parachute. Pour une novice comme moi, même si sauter en tandem est beaucoup plus sûr que sauter seule, ce n’est pas non plus sans aucun risque. Il me faut donc signer une dizaine de décharges, stipulant bien que ni moi, ni aucun membre de ma famille, ne peut poursuivre en justice l’organisme si jamais ça tourne mal... Bon, la première décharge, je la signe en souriant. Mais au bout de quatre ou cinq, je commence vraiment à rire jaune... Et à la dixième, je commence à ne plus vouloir y aller. Pour me rassurer encore plus, je dois maintenant assister à une vidéo qui met en scène e président du club. Il me fixe droit dans les yeux, et insiste sur le fait que je peux décider, à n’importe quel moment, de battre en retraite. Car, encore une fois, c’est très dangereux, et qu’il faut bien que je le sache ! Bon, cette vidéo commence à me ficher la trouille, surtout qu’on y voit maintenant une ambulance, quitter le terrain sur lequel je suis censée atterrir dans quelques minutes... Je ne veux pas passer pour une poule mouillée, je signe le dernier papier et vais attendre mon tour dehors, la tension monte.
15h00 : décidément, je n’avais pas prévu qu’autant de monde viendrait sauter aujourd’hui. Il paraît que c’est un bon jour, il fait beau, et il y a quelques nuages bas. La vue sera donc magnifique (à condition de réussir à ouvrir les yeux). J’attends mon tour depuis environ 4 heures, c'est-à-dire que j’ai eu le temps de me dire « allez, rentre chez toi, il est encore temps ! » environ 276 fois...
15h15 : Patrick, le gars qui va sauter avec moi, vérifie que le harnais soit bien attelé, et me donne les dernières indications avant le grand saut... Ok, alors, une fois que je suis prête à sauter, je place mes bras en croix, je rentre ma tête , pose mes pieds sur le marche pieds, et me penche en avant... après un petit roulé-boulé dans le ciel, je m’arque pour prendre appui sur l’air... Mouais... ça a pas l’air sorcier comme ça, mais je suis sûre qu’une fois en haut c’est pas la même chose ! Quoiqu’il en soit, pas le temps de discuter, on monte dans l’avion, y’en a d’autres qui attendent après moi. Je respire à fond, et je monte dans l’avion.
15h30 : L’avion a décollé depuis quelques minutes déjà, et je regarde l’aiguille d’altitude grimper (ça m’évite de regarder par la fenêtre, faut pas pousser non plus). Je commence vraiment à paniquer, d’autant plus que le moteur du coucou fait un drôle de bruit, mais j’essaie d’avoir l’air décontractée et ravie . Pas facile. Surtout que l’idiot chargé de faire la vidéo souvenir fait deux trois blagues vaseuses... Rire tendu, je crois qu’il a compris, il la boucle enfin.
15h 40 : ça y’est je suis devant la porte ! purée que c’est haut... A cause de la pression de l’air, j’arrive pas à bien caler mes pieds comme il le faudrait ! oh la la, je veux pas sauter ! Mais qu’est ce qui m’a pris de vouloir faire un truc pareil ! J’aimerai bien le dire à Patrick, mais de toutes façons avec le bruit du moteur, il ne m’entendrait même pas. Et puis en plus, il fait de signes avec ses doigts : « 1, 2, 3 ! »... Les bras en croix et la tête rentrée, je fais tout bien comme il m’a dit (hors de question de me louper !) et me penche dans le vide...
AARRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGG !
Le premier roulé-boulé est indescriptible, une vraie chute libre au dessus des nuages, puis je m’arque et je ralentis d’un coup ! c’est génial, y’a pas d’autres mots ! je n’ai même pas l’impression de tomber, mais bien celle de voler, tant la pression de l’air sous mon corps est forte. Les nuages sont au dessous de moi, effectivement, la vue est magnifique. L’idiot de la vidéo souvenir est de retour, dans le vide en face de moi cette fois ci, histoire qu’on ne loupe pas une minute de mon visage déformé par les jets d’air. Il s’en va, et tout se passe très vite, Patrick tire sur lanière, et on remonte d’une dizaine de mètres d’un coup ! c’est comme un saut à l’élastique à l’envers ! Je comprends qu’il a ouvert le parachute, et que la chute libre est maintenant finie... mais une longue ballade dans le ciel commence, et pour me faire apprécier ce moment au maximum, Patrick nous fait faire des petits mouvements circulaires dans le ciel. C’est vraiment extraordinaire... Les nuages sont maintenant au dessus de nos têtes, et les détails au sol commencent à se faire plus précis. Dernières indications de mon moniteur, car l’atterrissage est proche. Je n’essaie pas de courir, mais de planter mes talons dans le sol, dès que mes pieds peuvent l’atteindre. On se pose en douceur, sur les fesses cependant. Je n’arrive pas à croire ce que je viens de vivre ! l’expérience est définitivement unique. Bien sûr, le gars de la vidéo souvenir est là à l’arrivée, pour recueillir mes impressions à chaud. Je fixe la caméra et ne réfléchis même pas une seconde :
« Faites-le ! c’est vraiment un truc à faire au moins une fois dans sa vie ! »
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