L'Artisanat des Services Embauche

Le premier employeur de France embauche dans les services !

Publié le 10 février 2004


Les activités liées aux services aux entreprises et aux particuliers constituent un des secteurs les plus dynamiques de notre économie, avec un taux de croissance annuel moyen de 5,2% entre 1979 et 1999. Cette année-là, les services marchands ont dégagé un tiers de la valeur ajoutée de l’ensemble des activités économiques du pays. Pour l’Artisanat des Services, il s’agit, non seulement de répondre aux besoins des entreprises et des particuliers, mais également de remplacer progressivement la population active travaillant dans ce secteur et qui arrive à l’âge de la retraite.

Les services aux entreprises

Avec un taux de croissance annuel moyen en volume de + 7,3 % entre 1979 et 1999, les activités de services aux entreprises ont littéralement tiré l’économie française vers le haut. En 1999, elles ont représenté 45% de la valeur ajoutée des services marchands. L’externalisation, par les grandes entreprises et les administrations, d’une partie de plus en plus importante de services autrefois intégrés, a permis aux artisans de s’installer sur de nouveaux marchés. Leur implantation locale, favorisant la proximité avec les grandes entreprises, leurs connaissances techniques, leur disponibilité et leur capacité à innover et à s’adapter à la réalité du marché, leur procurent des avantages concurrentiels indéniables, dont beaucoup ont su tirer parti pour créer leur emploi ou pour développer leur entreprise.

Les services aux particuliers

Les services aux particuliers sont également en pleine expansion, même si, en volume, leur part est moins importante que celle des services rendus aux entreprises. Mais ce marché est, lui aussi, appelé à se développer, notamment grâce au temps libre, aux activités de loisirs, des soins à la personne et au... pouvoir d’achat des retraités. Les soins apportés aux animaux de compagnie constituent également un nouveau marché en plein essor.

Les métiers qui embauchent ( Source : Étude UNEDIC 2003)

L’esthétique et la coiffure ont l’intention de recruter 12 000 personnes en 2003 et estiment que ces recrutements se feront avec difficulté, compte tenu du déficit de main d’oeuvre qualifiée. En 2002, la coiffure, à elle seule, a été à l’origine de 4 000 créations nettes d’emplois. De même, les métiers de la réparation, de la mécanique et de l’entretien automobile prévoient de recruter plus de 15 000 personnes cette année. Enfin, les taxis et ambulanciers prévoient d’embaucher, toujours pour 2003, 6 800 personnes supplémentaires.

L’Artisanat des Services :

des métiers qui permettent aux jeunes de réaliser leur projet en créant leur emploi Les métiers de l’artisanat, et plus particulièrement ceux des Services, permettent à chacun, à condition d’être bien formé et d’avoir derrière soi quelques années d’expérience professionnelle, de réaliser son projet, sa passion, tout en créant son activité, son emploi, son entreprise.
Beaucoup de jeunes créateurs l’ont bien compris, inventant au passage de nouveaux métiers liés à des besoins émergents, à l’apparition de nouvelles technologies ou à l’usage de nouveaux matériaux.

La formation...

Elle est indispensable. L’apprentissage, c’est-à-dire l’alternance études / entreprise, reste aujourd’hui la principale filière pour posséder, à la fois, le diplôme ou le titre professionnel et le savoir-faire menant à l’exercice d’un métier de l’artisanat. Sur 164 000 apprentis formés en 2000 / 2001 par l’artisanat, 40 000, âgés de 16 à 25 ans, sont aujourd’hui sous contrat dans le secteur des Services. La majorité ont choisi des métiers traditionnels : près de 19 000 apprennent le métier de coiffeur, d’esthéticienne ou un autre métier lié aux soins à la personne et ... à la mode. Plus de 13 000 jeunes ont choisi les métiers de la réparation automobile, de la moto, du cycle ou de la mécanique agricole. Les apprentis fleuristes sont plus de 3 000. Et si l’immense majorité des apprentis se satisfont d’un CAP, d’un BEP ou d’un Brevet Professionnel, plusieurs milliers poursuivent, toujours en alternance, des études qui les mèneront vers un Diplôme Universitaire de Technologie, le titre d’ingénieur ou un diplôme de 3ème cycle.

Et l’innovation !

Il est déjà loin le temps où le réglage d’un moteur de voiture se faisait “ à l’oreille ”. Aujourd’hui, les nouvelles technologies, l’électronique, l’informatique, la mécatronique, les alliages, les composants électroniques, les fibres, naturelles ou synthétiques, les matériaux composites imposent l’évolution des méthodes de travail. Mais ils apportent également d’immenses possibilités d’inventer ou d’adapter les produits proposés. C’est ainsi que de nouveaux métiers ont vu le jour, comme celui de “ shapeur ” qui fabrique des planches de surf vendues dans le monde entier, ou celui de “ tuneur ” qui personnalise une voiture au goût de son client. Ce marché s’est ouvert en 1990 et a connu une progression de 20 % par an. Il concerne 10 % du parc automobile français. Un autre métier, encore peu connu, demande à la fois le savoir-faire traditionnel de l’artisan et les compétences technologiques d’un informaticien, voire d’un ingénieur : le “ prototypiste ” travaille pour les entreprises et doit être capable de réaliser des pièces uniques, qui seront testées puis fabriquées en grandes séries, comme des hublots pour l’industrie aéronautique, du mobilier scolaire ou des poignées d’aspirateur...
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