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20% des intérimaires spécialisés accèdent à un emploi stable à l'issue de leur mission

L’intérim confirme son rôle dans l’accès à l’emploi des jeunes diplômés et le maintien de l’employabilité des personnes qualifiées

Publié le 26 septembre 2012
20% des intérimaires spécialisés accèdent à un emploi stable à l'issue de leur mission

Suite à la récente publication du baromètre annuel du PRISME[1] sur les missions d’intérim, Page Personnel apporte son éclairage sur l’évolution de l’intérim spécialisé, un segment qui représente aujourd’hui 18% du marché total de l’intérim en France avec près de 77 000 équivalents temps plein (ETP) et 32% en Île-de-France. Si la majorité de l’intérim spécialisé concerne aujourd’hui les employés (près de 17 000 ETP) et les techniciens (plus de 15 000 ETP), la proportion des professions intermédiaires et des cadres de premier niveau tend à augmenter depuis plusieurs années. Les cadres représentent actuellement 6% de l’intérim spécialisé (près de 10 000 ETP).

« Dans un environnement incertain, où l’activité recule dans pratiquement tous les secteurs, l’intérim souffre aussi, comme le montrent les chiffres publiés par le PRISME, mais il est incontestable que l’intérim spécialisé est nettement moins touché »,souligne Isabelle Bastide, Directrice générale de Page Personnel. « En tant que leader de l’intérim spécialisé en France, il nous paraît important de souligner que ce marché n’offre pas des emplois ‘au rabais’ comme on l’entend trop souvent. Il faut cesser de stigmatiser cette forme d’emploi qui joue un rôle économique clé, tant en permettant aux employeurs de faire face à des hausses d’activité et à des besoins spécifiques, que pour les personnes qui veulent rester en emploi et maintenir leur employabilité. »

 

Des missions longues ouvrant sur des emplois stables

L’intérim spécialisé se caractérise par des missions significativement plus longues que l’intérim non spécialisé. Plus le niveau de qualification est élevé, plus les missions longues – 3 mois et souvent plus – sont fréquentes et prennent le pas sur les missions courtes. Qui plus est, à l’issue d’une période d’intérim, 20% des intérimaires spécialisés se voient proposer un poste stable dans l’entreprise. Cette tendance, mise en évidence dans une étude portant sur une cohorte de 5 000 intérimaires suivis sur la période 2009-2011[2], reste vraie aujourd’hui.

«  Nous observons très concrètement cette tendance sur le terrain, même si le marché de l’emploi connait actuellement des difficultés », ajoute Isabelle Bastide. « Pourquoi les jeunes diplômés, les personnes en recherche d’emploi et les seniors se priveraient-ils de cette possibilité alors qu’une personne sur cinq peut trouver ou retrouver un emploi durable par ce biais ? C’est dommage ! Et d’autant plus qu’aujourd’hui, à qualification égale, entre une personne au chômage depuis deux ans et une autre qui, dans la même période, a fait des missions d’intérim dans son métier, un employeur choisira toujours le deuxième parce qu’il ne s’est pas éloigné de l’emploi. »

 

Des secteurs porteurs et des métiers pénuriques, même aujourd’hui

Le secteur des services emploie près de 40% de la main d’œuvre intérimaire qualifiée, suivi par l’industrie (34%). C’est dans ces deux secteurs que l’on trouve la majorité des missions d’intérim confiées à des cadres et à des ingénieurs.

Certains segments du marché restent très actifs malgré la crise. C’est notamment le cas des métiers de l’ingénierie, de la finance d’entreprise ou encore dans la fonction achats et logistique où les entreprises ont du mal à recruter en direct et passent par l’intérim pour trouver les profils dont elles ont besoin – en l’occurrence des acheteur(se)s industriel(le)s ayant deux à trois ans d’expérience, des contrôleurs de gestion et des gestionnaires paie et administration du personnel, des technicien(ne)s de maintenance très spécialisés (industrie, informatique, télécom, BTP…).

Il est à noter que les jeunes professionnels n’ont pas les réticences de leurs aînés vis-à-vis de l’intérim spécialisé. La plupart n’envisagent pas une carrière d’intérimaire. En revanche, ils ont compris que l’intérim pouvait leur ouvrir des portes et leur donner accès à des postes correspondant vraiment à leur métier et à leur qualification.

« Ils apprécient en particulier le suivi personnalisé que nous sommes en mesure de leur apporter. Je confirme, au vu de notre activité de ces derniers mois que les intérimaires qui ont la probabilité la plus forte d’obtenir un CDI sont les plus jeunes (moins de 30 ans) et les plus qualifiés, c’est-à-dire les profils professions intermédiaires et les cadres », conclut Isabelle Bastide.


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