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Emploi des Jeunes Diplômés : il est plus difficile de trouver un job en 2013

La proportion des jeunes de niveau Bac+4 et plus qui sont en poste a chuté de 7 points par rapport à la promotion précédente.

Publié le 09 octobre 2013
Emploi des Jeunes Diplômés : il est plus difficile de trouver un job en 2013


SYNTHESE DE L'ETUDE PUBLIEE CE JOUR PAR L'APEC

  • En avril 2013, moins d'un an après l'obtention de leur diplôme, la proportion de jeunes de niveau Bac+4 et plus qui sont en poste a chuté de 7 points par rapport à la promotion précédente. Elle s'établit à 64%. Leur durée moyenne de recherche pour accéder au 1er emploi s'établit à 2 mois. La durée médiane1 quant à elle est de 1 mois pour cette même promotion, inchangée par rapport à la promotion précédente.

 

  • Pour Jean-Marie Marx, Directeur Général de l'Apec :
    « Notre enquête annuelle réalisée au printemps 2013 montre que la situation des jeunes diplômés s'est nettement dégradée pour la promotion 2012, toutes filières et tous niveaux de diplômes confondus. Mais dans un contexte économique en légère amélioration, l'accès des jeunes diplômés au premier emploi pourrait être meilleur dans les prochains mois. Ainsi, les entreprises interrogées dans le cadre de notre baromètre trimestriel de recrutement cadre comptent davantage se tourner vers les débutants : parmi celles qui envisagent de recruter au moins un cadre au cours du dernier trimestre 2013, 45% prévoient d'embaucher des jeunes diplômés, contre 35% à la même période il y a un an et 39% au printemps dernier. Un si gnal encourageant non seulement pour la promotion 2012, mais aussi pour celle de 2013 qui arrive sur le marché ».

 

  • Parmi les jeunes diplômés de niveau Bac+4 et plus, les ingénieurs sont les plus nombreux à être en poste au moment de l'enquête. Ainsi, ils sont 70% contre 80% pour la promotion arrivée sur le marché en 2012. Cette proportion a régressé de 6 points par rapport à la promotion de l'an dernier pour les jeunes diplômés des écoles de commerce et de gestion, et est égale à 66%. Enfin, 62% des diplômés de l'Université sont en emploi au moment de l'enquête, en baisse de 7 points.

 

  • De plus, les jeunes ne sont pas tous logés à la même enseigne selon leur niveau de diplôme. Seulement 61% des jeunes de niveau Bac+4 sont en poste. Ce sont les jeunes de niveau Bac+3 et Bac+6 qui sont le plus fréquemment en poste. Enfin, le pourcentage de Bac+5 en emploi accuse une chute de 9 points par rapport à la promotion précédente : ils ont été les plus affectés par la crise.

 

  • Les taux d'emploi des diplômés des disciplines médicales et celles à fort contenu scientifique sont les plus élevés. Les moins bien lotis sont les jeunes issus des filières Droit économie et Langues : ils sont respectivement 54% et 52% à être en poste au moment de l'enquête.

 

  • Les fonctions Etudes, recherche et développement et Gestion, finance et administration sont les fonctions les plus fréquemment occupées par les jeunes diplômés de niveau Bac+4 et plus faisant leurs premiers pas dans leur vie professionnelle. A noter par ailleurs que, parmi ceux qui avaient un projet, plus des trois quarts des jeunes en poste occupent la fonction qu'ils souhaitaient à l'issue de leurs études.

 

  • La dégradation de l'insertion a des effets sur les conditions d'emploi de l'ensemble des jeunes diplômés. Ainsi, la part des jeunes de niveau Bac+4 et plus, ayant obtenu un CDI, est passé de 56% pour la promotion précédente, à 51%. Ceux ayant le statut cadre est passé de 63% à 60%, mais cette proportion est moindre pour les Bac+3 qui ne sont que 8%. Enfin, le salaire médian des Bac+4 et plus s'établit à 28 800 contre 28 600 euros bruts par an pour la promotion précédente.

 

  • A NOTER : Cette année, l'Apec propose dans son enquête quantitative un éclairage sur les activités hors cursus. Aussi, le regard croisé qualitatif complémentaire porte sur : « Les jeunes diplômés handicapés face à l'insertion professionnelle ». Ces deux études sont disponibles sur demande au service de presse.

 

En avril 2013, soit un peu moins d’un an après l’obtention de leur diplôme, 64% des jeunes de niveau Bac + 4 et plus se déclarent en poste, contre 71% pour la promotion précédente. Cette proportion augmente si l’on intègre les Bac+3 à l’échantillon des jeunes interrogés. Ainsi, elle s’établit à 68%, ces derniers décrochant plus rapidement leur premier emploi, mais dans des conditions moins favorables que pour les jeunes diplômés de niveau Bac+4 et plus.


70% des ingénieurs sont en poste au moment de l’enquête, contre 80% pour la promotion arrivée sur le marché en 2012. Ils sont suivis par les jeunes diplômés des écoles de commerce et de gestion qui sont passés de 72% pour la promotion 2011, à 66% pour celle de 2012. Enfin 62% des diplômés de l’Université sont en emploi au moment de l’enquête contre 69% pour la promotion précédente.

 


Taux d'emploi pour chaque niveau de diplôme

Taux d'emploi pour chaque niveau de diplôme
Si l'on s'intéresse au taux d'emploi pour chaque niveau de diplôme, on constate que 61% des diplômés des niveaux Bac +4 sont en poste au moment de l'enquête. Ce sont les jeunes de niveau Bac +3 et Bac +6 et plus qui bénéficient des meilleurs taux d'emploi : les trois quarts d'entre eux sont en poste dans l'année qui suit l'obtention de leur diplôme. On note cependant que les Bac+3 occupent fréquemment des emplois précaires: ils sont 12% à être en recherche d'un nouvel emploi au moment de l'enquête, quasiment le double des Bac+6 et plus.

Impact de la discipline

Impact de la discipline
La discipline étudiée a un impact très sensible sur le taux d'emploi des jeunes diplômés. Dans la filière médicale, 9 jeunes de niveau Bac+4 et plus sur 10 sont en poste au printemps 2013. Les filières à fort contenu scientifique enregistrent aussi des taux d'emploi élevés. A l'opposé, les jeunes issus des filières Droit, économie et Langues rencontrent le plus de difficultés : ces filières affichent respectivement un taux d'emploi de 54% et 52%

Cap sur les fonctions Etudes & Recherche

Cap sur les fonctions Etudes & Recherche

Les fonctions Études, recherche, développement et Gestion, finance et administration concentrent à elles deux 34% des postes occupés par les jeunes diplômés de niveau Bac +4 et plus. Derrière ce duo de tête viennent les fonctions Santé, social, culture, Commercial, marketing et Services techniques.

La part des Bac+4 et plus en CDI, est passée de 56% pour la promotion précédente à 51%. Les Bac+3 sont 49% à avoir signé un contrat à durée indéterminée, en baisse de 8 points par rapport à la promotion précédente, et les Bac +6 et plus, 30%. En outre, les différences sont sensibles pour l'accès au statut de cadre selon le niveau de diplôme : Seuls 8 % des Bac+3 bénéficient de ce statut contre 21% pour les Bac+4, 61% pour les Bac+5 et 92% pour la Bac+6 et plus.

En ce qui concerne la rémunération, le salaire médian2 des jeunes Bac+4 il s'établit à 28 800 contre 28 600 euros bruts par an pour la promotion précédente. Il existe des écarts importants selon la filière poursuivie pour un même niveau de diplôme. Pour les Bac+5 issus de l'université, le salaire médian est de 22 800 euros bruts par an, il s'élève à 30 200 euros bruts pour les diplômés des écoles de commerce et à 32 500 euros pour les ingénieurs diplômés, soit respectivement 32% et 43 % de plus.

Comme traditionnellement, la majeure partie des embauches des jeunes se fait dans le secteur des services (65% pour les Bac+4 et plus). De plus, 44% des jeunes sont recrutés dans les entreprises de 1 000 salariés et plus, et 47% dans des structures de moins de 250 salariés.

Enfin, un quart des jeunes, qui sont à la recherche de leur premier emploi au moment de l'enquête, ont démarré leurs investigations sur le marché avant l'obtention du diplôme, contre plus d'un sur deux parmi ceux en en poste au moment de l'enquête.

2 Le salaire médian est celui qui « sépare » en deux parties la population étudiée. Ici, 50% des jeunes diplômés de niveau Bac+3 et plus perçoit une rémunération inférieure à 24 000 euros bruts par an et 50% un salaire supérieur à ce montant

L'éclairage portant sur les activités hors cursus, met en évidence le fait que la première raison qui motive ces expériences qu'il s'agisse d'emplois étudiants, qualifiés ou non, ou d'activités associatives, est d'ordre financier. Néanmoins, lorsque l'emploi étudiant occupé est en rapport avec la formation ou le projet professionnel, il est davantage perçu comme facilitant l'insertion.

L'étude qualitative complémentaire intitulée « Les jeunes diplômés handicapés face à l'insertion professionnelle » a appréhendé les deux questions suivantes : Comment ces jeunes diplômés affrontent-ils les problématiques liées à l'insertion professionnelle ? Quels outils et approches les entreprises et les établissements d'enseignement mettent-ils à leur disposition pour faciliter leurs démarches ? Les pratiques de recherche des jeunes diplômés handicapés sont similaires à celles des jeunes diplômés sans handicap, mais leur principale difficulté tient à la façon dont ils vont aborder leur handicap avec les entreprises, et valoriser son handicap n'est pas simple pour tous. Aussi, les grandes entreprises semblent plus actives en matière d'insertion professionnelle des jeunes diplômés handicapés.



  • Approche méthodologique de l'APEC:


Un échantillon de 4 512 répondants a été constitué à partir de trois sources :
- la base des jeunes diplômés inscrits à l'Apec ;
- les listes des étudiants de plusieurs établissements d'enseignement supérieur partenaires de l'Apec (universités et écoles), diplômés en 2012 et ne s'étant pas réinscrits en 2013 ;
- des fichiers complémentaires provenant de sites Internet destinés aux étudiants.

A noter : Jusqu'à l'enquête de 2012 incluse, l'échantillon était défini par le fait d'avoir obtenu un diplôme de niveau Bac +4 ou supérieur au cours de l'année précédant l'enquête. Un échantillon complémentaire de diplômés de niveau Bac +3 était interrogé et analysé séparément. En 2013, la population de référence de l'enquête a été redéfinie comme étant celle des titulaires d'un diplôme de niveau Bac +3 / licence ou supérieur. Les deux échantillons des vagues précédentes ont donc été fusionnés en un seul, sur lequel porte l'analyse. Le terrain téléphonique a été mené par l'institut GN Opérations du 1er au 30 avril 2013.



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