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Kinésithérapeute, la France ou la Belgique ?

Stéphane Dubucq est kinésithérapeute, Belge et il exerce en France. Il aborde avec nous le thème de la "fuite" des étudiants français dans les écoles de kiné belges...

Publié le 19 juillet 2007

Capcampus

Bonjour Stéphane, vous avez atterri dans le sud de la France il y a quelques années, pourquoi avoir choisi de poser vos valises dans cette région particulièrement ?

Stéphane Dubucq

C’est un choix qui se résume à peu de choses. Entre le ciel gris et le soleil, l’âge aidant, on se rapproche des régions où le ciel bleu est omniprésent !

Capcampus

Pouvez-vous nous retracer votre parcours, depuis vos études de kiné jusqu’à votre poste actuel ?

Stéphane Dubucq

Après un diplôme de kinésithérapeute obtenu à l’Université de Louvain en Belgique, je me suis installé kiné en profession libérale. Après un grand nombre de formations dont celle qui m’a permis d’exercer aujourd’hui la balnéothérapie à la maison de rééducation fonctionnelle de Chateaubriand, j’ai décidé de venir dans le sud de la France. En effet, si les étudiants français vont étudier en Belgique, peu d’entre eux restent pour exercer, puisqu’il y a quatre fois plus de kinés en Belgique ! Il faut vraiment être au top pour rester dans la course, sinon la patientèle passe vite chez le « concurrent » !

Capcampus

On sait que les études de kiné diffèrent entre la France et la Belgique, d’où le départ en masse d’étudiants français qui espèrent ainsi obtenir leur diplôme de l’autre côté de la frontière. Qu’est ce qui est si avantageux dans les études en Belgique, qui motive tous ces étudiants ?

Stéphane Dubucq

Les études ne sont pas si différentes en terme de contenus et d’apprentissages. Ce qui diffère, c’est en premier lieu le coût. La France a en effet refusé le système européen dans ce domaine, un système gratuit qui délivre un diplôme après quatre années d’études. Le système français est payant et privé, ce qui n’incite pas les étudiants peu fortunés à tenter leur chance ici. Il est presque logique que cela se traduise par un « exode » des étudiants français vers la Belgique, en quête d’un diplôme européen, universitaire et presque gratuit !

Capcampus

Médicalement parlant, est-ce que le statut de kiné est différent entre ces deux pays ? Y a-t-il des choses que l’on peut faire en France et pas en Belgique, ou vice versa ?

Stéphane Dubucq

C’est équivalent, il n’y a pas grand-chose de fondamentalement différent, à part qu’il y a quatre fois plus de kinés en Belgique, comme je vous l’ai dit précédemment. Pour résumer grossièrement, on peut dire que les entorses et les fractures sont les mêmes, peu importe le pays !

Capcampus

La région PACA est vieillissante en raison du nombre important de retraités qui viennent passer leur retraite au soleil, est-ce que cela influe sur la demande en médecins, et notamment en kinés ?

Stéphane Dubucq

Cela influe bien entendu puisqu’il y a une demande en hausse régulière. Après, ce n’est pas un lien de cause à effet. Si la population augmente, cela ne fait pas nécessairement augmenter la demande en terme médical. Par contre dans le cas de la région PACA, c’est l’âge avancé de la population qui crée cette hausse, puisque plus les personnes sont vieilles, plus elles nécessitent de soins.

Capcampus

Votre meilleur souvenir universitaire ou professionnel ?

Stéphane Dubucq

Sans hésiter c’est la diversité et le choix de pouvoir faire de sa passion son métier que je retiens. Pas seulement un épisode précis !

Capcampus

Et le pire ?

Stéphane Dubucq

Le plus difficile est d’admettre que l’on ne peut pas tout soigner, que l’on ne peut pas soigner tout le monde, et qu’on ne peut pas se soigner soi-même !


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