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Résultats du 2ème baromètre Deloitte/Ifop de l'Humeur des jeunes diplômés

Une confiance confirmée dans l’entreprise mais un écart qui se creuse entre jeunes en poste et en recherche d’emploi

Publié le 25 février 2013
Résultats du 2ème baromètre Deloitte/Ifop de l'Humeur des jeunes diplômés

78% des jeunes diplômés continuent de considérer l’entreprise comme un lieu d’épanouissement personnel, mais un chiffre en baisse par rapport à 2012 ;

  • Les 55% de jeunes diplômés en poste ont envoyé en moyenne 16 candidatures et passé 2 entretiens pendant 2 mois de recherche pour décrocher leur emploi ;
  • Plus le cursus est professionnalisant, plus le processus de recrutement est court ;
  • 73% envisagent leur avenir en France, ils sont 27% à viser une carrière à l’étranger.

 

 

Deloitte publie les résultats du deuxième Baromètre de « l’Humeur des jeunes diplômés » réalisé avec l’Ifop, après celle publiée en février 2012. Il donne la parole aux jeunes diplômés (bac et plus) en poste en entreprise et à ceux en recherche, pour décrypter leur lien à l’entreprise et au travail. Cette 2ème édition met en lumière deux tendances fortes :

  • Sous l’effet de la crise, un décrochage dans la perception du marché du travail et de l’entreprise, entre ceux qui sont en poste et ceux qui cherchent un emploi ;
  • La confirmation que les formations « professionnalisantes » constituent indéniablement des passeports pour l’emploi.

 

En poste et en recherche : les écarts se creusent

 

L’un des principaux enseignements de cette étude réside dans l’écart croissant entre les résultats observés chez les jeunes diplômés qui sont en poste et ceux qui sont en recherche d’emploi. Les chiffres de confiance vis-à-vis des employeurs restent stables (58%), malgré la persistance de la crise. L’écart reste important entre les jeunes en recherche d’emploi qui expriment une plus forte défiance vis-à-vis des employeurs (63%), et les jeunes en poste (54%).

Ce clivage se confirme dans l’opinion sur l’épanouissement personnel : si celui-ci reste élevé à 78% en moyenne, il marque une baisse de 6 points par rapport à l’an passé. L’entreprise reste, pour la majorité des jeunes diplômés, un lieu d’épanouissement personnel, mais il marque une baisse de 6 points par rapport à 2012.

La perception des jeunes actifs s’explique également par un accès à l’emploi qui reste relativement fluide malgré les tensions sur le marché du travail : les jeunes actuellement en poste ont mis 2 mois en moyenne pour trouver leur poste, envoyé 16 CV et passé 2 entretiens. On note tout de même de fortes disparités, par exemple entre Paris et la province (23 CV contre 13 CV), entre le Sud-Ouest et le Nord Est (25 contre 11) ou encore entre les hommes et les femmes (11 contre 19).

 

Concernant les jeunes diplômés toujours en recherche d'emploi, ils ont déjà dédié´ en moyenne 15 semaines, soit près de 4 mois, a` leurs recherches et ont passé´ en moyenne 3 entretiens sans succès. 37% des interviewés cherchent un travail depuis plus de 4 mois et 11% ont passé´ plus de 5 entretiens sans décrocher un poste.  En conséquence, ils se disent majoritairement pessimistes (58%) et de manière plus marquée que l’an dernier (+7 points).  A l’inverse, 42% considèrent qu’ils ont des chances très élevées ou élevées de trouver un emploi dans les 6 prochains mois.

 

D’une manière générale les jeunes diplômés (Bac et plus) envisagent leur avenir professionnel à 73% en France. Ils sont néanmoins plus nombreux à envisager un avenir à l’étranger qu’en 2012 (27% contre 13%, + 14 points)

 

Formations professionnalisantes, un passeport pour l’emploi

 

Les filières professionnalisantes se révèlent être un sérieux atout pour raccourcir la recherche d'emploi : elles permettent un accès sensiblement plus rapide à un premier poste (un quart des titulaires de diplôme d’IUT ont trouvé leur emploi en moins d’une semaine).

A l’inverse plus le profil est généraliste, plus le process est long (44% des actifs ayant passé plus de 2 entretiens sont diplômés de grandes écoles (université) contre 13% pour les détenteurs d'un IUT). Parmi les jeunes diplômés actifs qui n’ont pas eu besoin d'envoyer de CV pour obtenir leur poste, 23% sont titulaires d'un IUT (contre 7% pour les grandes écoles) : ils ont bénéficié de l’aide de leur réseau, converti un stage ou une expérience en alternance en emploi.

« Les formations initiales et continues de l’enseignement supérieur destinées à préparer aux fonctions d’encadrement technique et professionnel constituent, pour les filières courtes, une excellente garantie d’un accès rapide au marché du travail. », commente Jean-Marc Mickeler, Associé et Responsable de la Marque Employeur chez Deloitte.

 

Les jeunes diplômés mobilisés pour l’emploi

 

En matière de lutte contre le chômage les jeunes diplômés attendent que tous les leviers possibles soient activés. Parmi les mesures proposées et plébiscitées en premier lieu par les jeunes, deux sont des mesures de long terme : le développement de la formation (à 48% et 54% des moins de 25 ans) et l’innovation (à 42%). Deux mesures sont des mesures plus immédiates et concernent le soutien à la compétitivité des entreprises (47%) et la baisse de la fiscalité des entreprises (47%).

 

Le Contrat de Génération fait également l’objet d’une réaction très positive (65%) même si il gagnerait à être mieux expliqué : les interviewés souhaitent très majoritairement bénéficier des différentes prestations proposées par le Contrat de Génération comme la formation par un collègue senior (85%).

 

« Les jeunes actifs nous envoient des signaux plutôt encourageants de sérénité, dans le contexte actuel, sur leurs fonctions et leur engagement au niveau des entreprises. Il convient toutefois de noter le décrochage avec les jeunes diplômés en recherche d’emploi pour lesquelles des mesures fortes sont attendues. » précise Jean-Marc Mickeler, Associé et Responsable de la Marque Employeur chez Deloitte.

 

Méthodologie de l’enquête

L’étude porte sur un échantillon de 1005 personnes, représentatif des jeunes ayant achevé leurs études, titulaires d’un diplôme de niveau BAC à BAC +5 depuis moins de 3 ans, en poste ou en recherche d’emploi dans le secteur privé. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 22 au 31 janvier 2013.

 

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