Décrocher un double diplôme Franco suédois ?

Zoom sur une expérience franco-suédoise, Grenoble INP-Pagora & Grenoble INP-Pagora

Publié le 03 décembre 2014

Valentin Guigon, élève-ingénieur de Grenoble INP-Pagora, a intégré le très réputé KTH Royal Institute of Technology de Stockholm, dans le cadre d'un accord de double diplôme conclu avec Grenoble INP.

Sur dossier, tests de langue, entretien ou lettre de motivation, la sélection des étudiants admis à préparer un double diplôme est drastique et il y a peu d'élus. Toutefois, le jeu en vaut la chandelle. Les étudiants travaillent dans un contexte pluriculturel, élargissent le champ de leurs compétences et musclent leur CV en affichant un diplôme de l'université d'accueil en plus de celui de leur établissement d'origine. Un plus très apprécié par les entreprises notamment internationales. Valentin Guigon l'a bien compris : après deux années passées à Grenoble INP-Pagora dans l'option Ingénierie de la Fibre et des Biomatériaux, il poursuit sa formation d'ingénieur à la School of Chemical Science and Engineering de la prestigieuse université royale suédoise (KTH) .

En 3e année du cursus ingénieur de Grenoble INP-Pagora, vous effectuez trois semestres d'études au KTH en Suède afin de préparer un double diplôme : pourquoi ce choix ?

Lorsque l'on postule à un emploi, plusieurs critères sont pris en compte et l'un d'eux est la formation académique. Réaliser un double diplôme au sein d'une université aussi prestigieuse que le KTH était une opportunité à ne pas manquer pour améliorer ma formation d'ingénieur et me donner une meilleure visibilité auprès des futurs recruteurs, en France comme à l'étranger.

Pour accéder à ce cursus intégré, quelles conditions fallait-il remplir ? Quelles contraintes cela vous impose-t-il ?

L'admission est jugée au cas par cas par les recruteurs du KTH. Le double diplôme exige de bons résultats universitaires et un bon niveau de langue. En effet, pour l'obtenir, le KTH impose d'acquérir un certain niveau en suédois et des cours d'apprentissage de cette langue doivent être pris en complément des enseignements scientifiques.

Quels enseignements suivez-vous au KTH ?

J'ai la chance de pouvoir suivre des enseignements qui sont dans la continuité de ceux dispensés par Grenoble INP-Pagora : propriétés mécaniques des matériaux, chimie organique, technologie des fibres naturelles et synthétiques, chimie des fibres biosourcées, chimie des polymères, physique des polymères et matériaux biocomposites. C'est une formation axée sur la chimie des biopolymères, et en particulier la cellulose, pour la réalisation de matériaux composites. Elle me permet de renforcer mes connaissances dans le secteur de l'ingénierie des matériaux macromoléculaires qui m'intéresse beaucoup.

Ferez-vous votre projet de fin d'études en Suède ?

Je n'écarte aucune possibilité concernant mon projet de fin d'études. Le plus important pour moi n'est pas sa localisation mais le sujet proposé par l'entreprise ou le laboratoire qui m'accueillera.

Étudier au KTH, est-ce très différent qu'à Grenoble INP-Pagora ?

Tous les enseignements dispensés au KTH sont en anglais. Grenoble INP-Pagora m'a bien préparé : les enseignements que j'y ai reçus m'ont donné des bases solides et les sujets abordés lors des cours d'anglais m'ont permis d'acquérir le vocabulaire technique nécessaire à la bonne compréhension des enseignants. L'organisation pédagogique ne diffère pas : il y a des cours magistraux, des séances de travaux dirigés et de travaux pratiques où je fais équipe avec des étudiants de toutes les nationalités.

Qu'apprenez-vous de votre vie en Suède ?

Les Suédois sont des gens très calmes qui s'impliquent énormément dans l'écologie et la tolérance. Se promener dans Stockholm de jour comme de nuit est un plaisir tant il y a de choses à voir et tant la qualité de l'air et le sentiment de sécurité sont élevés.

Après l'obtention du double diplôme, quels sont vos projets ?

Je compte rechercher un emploi et intégrer une structure dans laquelle je pourrai participer à l'élaboration de composés chimiques à partir de la biomasse végétale. La perspective de créer des biocarburants pour ne plus dépendre des ressources fossiles me passionne véritablement et j'espère faire carrière dans ce secteur.


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