L'Entreprise Course Croisière EDHEC

La Course Croisière EDHEC est gérée comme une véritable entreprise, récit d’une fabuleuse aventure entrepreneuriale

Publié le 20 juin 2012

La Course Croisière EDHEC vient de prendre fin et dans l'association sportive l'heure est au bilan. Comme dans toute entreprise, on débriefe après un projet de cette envergure pour savoir ce qui a marché ou non, ce qui est à améliorer et à revoir ou ce qui est à renouveler et à développer. Car L'association fonctionne comme une véritable entreprise où chacun a un rôle bien défini. « Ici, on fait de la logistique pure, de la communication, du marketing, de l'audit, de la comptabilité analytique, du relationnel, de la gestion de réseau etc. On fait le tour de pratiquement toutes les facettes d'une start-up », analyse Raphaël Sinodinos, président de l'Association. Pour Anne Zuccarelli, directrice des Programmes de l'EDHEC et fervente supportrice de cet évènement : « La Course Croisière EDHEC est un véritable projet entrepreneurial qui permet à une équipe de 50 étudiants de mettre en pratique les différents concepts et outils appris en cours ; mais c'est aussi une fabuleuse aventure humaine qui permet à ces jeunes talents de développer leurs compétences managériales telles que l'esprit d'équipe, la créativité, le respect des engagements, l'adaptabilité ou encore le sens des responsabilités. »

Toutes ressemblances entre le rôle du président et celui d'un PDG ne sont pas fortuites

Le président est le moteur de l'association. Son rôle se compose de 2 fonctions principales qui se rapprochent étonnamment de celles d'un PDG. Ainsi le président de l'association tout comme un PDG se doit de manager et coordonner. Dans le cas de l'association, le président gère 50 personnes, s'assure de l'avancée des différents dossiers, du respect des deadlines, en fixant les grandes lignes directrices tout en motivant les équipes et en les sanctionnant parfois quand les délais ne sont pas respectés. Il coordonne aussi les Assemblées Générales, les séminaires de travail, les Newsletters internes etc. Enfin, le président de l'association comme tout PDG d'une entreprise, décide et porte la responsabilité des grandes décisions en accord avec les départements concernés.

Mais le président comme le PDG doit être avant tout un visionnaire pour porter l'association ou l'entreprise le plus loin possible. Pour cela il lui faut être capable d'avoir « une vision globale de la Course : la penser, l'imaginer et la construire », explique Raphaël Sinodinos.

Des équipes : salariés ou associatifs, même combat

L'équipe est composée de 50 étudiants dont 25 de 2ème année qui forment et encadrent les 25 étudiants de 1ère année, l'ensemble chapeauté par 2 présidents. La vraie différence entre une entreprise et l'association est que l'équipe est renouvelée chaque année à 50 %, « la nouvelle équipe en place est ainsi soutenue par la précédente qui apporte son expérience du terrain. Mais ce renouvellement, impossible dans une entreprise est très positif pour l'association en permettant de faire souffler un vent nouveau sur la course et redynamiser équipes et idées », explique le président de l'Association. Comme dans une entreprise, chaque pôle a des rôles définis et des responsabilités précises. Ainsi, les membres du bureau sont chargés de la sécurité et de la trésorerie, le pôle sportif s'occupe de la mise en place des épreuves sportives, le pôle logistique met en place toutes les infrastructures nécessaires et gère l'approvisionnement en boisson et nourriture, les relations participants sont en charge du suivi des participants français et internationaux et enfin les relations extérieures s'occupent de la communication, des partenaires et des médias.

L'association cherche à travailler au plus près de la façon de fonctionner d'une entreprise, que ce soit sur sa répartition des tâches (organisation verticale et horizontale, GANTT, Weekly Activity Report) ou encore sa gestion financière (répartition des budgets selon un prévisionnel, clôture des comptes, bilan financier etc.). « Mais il ne s'agit que d'une esquisse d'entreprise. Mais pour chaque nouvelle course nous mettons en place un plan de communication et un business plan », analyse Raphaël Sidonidos.

Le financement de l'association s'appuie sur des recettes de l'entreprise

Le financement de la Course est l'un des plus gros dossiers, le nerf de la guerre. Et les équipes pour cette facette de la course se doivent de mettre en pratique les enseignements acquis sur les bancs de l'EDHEC pour réussir à faire de la course une réussite et une petite entreprise viable. Il leur faut donc trouver et convaincre des entreprises de devenir des sponsors en les persuadant que cet événement est incontournable si elles souhaitent se tailler une place de choix dans le paysage « RH » étudiant. Mais ils se doivent aussi de toujours innover, en développant de nouvelles idées et initiatives comme le lancement d'une véritable boutique Course Croisière EDHEC en partenariat avec différentes marques.

Le Groupe EDHEC est un partenaire majeur de la Course (prêt de locaux, mise à disposition des services de communication de l'école...). Tout au long de l'année, l'équipe de la course peut faire appel et compter sur un grand nombre de professionnels de l'EDHEC. Certains sont même intervenus directement auprès de l'ensemble de l'association (formation au démarchage, formation sur les réseaux, formation sur le recrutement etc.)

Raphaël Sinodinos, président de l'Association La Course Croisière EDHEC

« Le développement de mes compétences managériales est à mon sens le plus grand apport en terme d'expérience de l'année que je viens de passer. Manager 50 étudiants qui n'ont aucune stimulation financière et qui ont pour la plupart au maximum 2 ans d'écart avec moi-même est un beau challenge qui vous en apprend beaucoup. Que ce soit en étant confronté à différentes périodes de l'année à des problèmes ponctuels (problème de motivation, problème d'entente dans un ou plusieurs départements, clivage en fonctions des opinions divergentes sur des décisions qui sont prises, découragement dû à diverses raisons. Toutes les raisons sont bonnes pour tenter d'innover et de progresser dans sa façon de faire. Je n'ai clairement pas eu d'autre choix que d'apprendre à m'adapter à la façon de travailler de chacun et j'ai ainsi essayé de développer différents thèmes ou principes évidents ou non que j'ai par la suite tenté d'appliquer de mon mieux tout au long de l'année comme l'exemplarité, le management au cas par cas, la création de groupes de travail transversaux. »


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