Jean-Claude Carle défend les écoles de production

Le sénateur Jean-Claude Carle, vice-président du Sénat, a présenté mercredi soir en séance une proposition de loi relative aux écoles de production.

Publié le 22 novembre 2012

Les écoles de production sont des petites structures formant des jeunes en situation de total échec scolaire à divers métiers technologiques. La réussite de leur pédagogie repose surtout sur l’acquisition d’une discipline et la responsabilisation des élèves, qui doivent exécuter de vraies commandes, avec l’aide d’un maître issu du milieu professionnel.
 
Jean-Claude Carle a rappelé les performances exceptionnelles de ces écoles en matière d’insertion professionnelle. 8 des 15 écoles de production existantes sont situées dans la région Rhône-Alpes. Elles obtiennent un taux de réussite aux examens (CAP, bac pro) de 92% et un taux d’insertion professionnelle de leurs élèves de 100%.
 
Cependant, ces écoles ne disposent pas d’un cadre juridique protecteur, étant des établissements privés hors contrat, ce qui les prive notamment de certaines aides financières.
 
La proposition de loi de Jean-Claude Carle avait donc pour objectif de les rattacher au ministère en charge de la formation professionnelle, de les faire bénéficier de l’exonération de taxe professionnelle au titre du barème, ainsi que de bourses et d’une carte d’étudiant pour leurs élèves, souvent issus de familles en grande difficulté financière.
 
Cependant, le texte a été rejeté par la nouvelle majorité sénatoriale et le Gouvernement, pour des raisons manifestement idéologiques, le sénateur étant issu des bancs UMP. Les articles de la proposition de loi n’ont pas même été examinés, les sénateurs de la majorité s’étant prononcés, malgré l’urgence de la situation, pour une évaluation des écoles par une mission parlementaire dont la constitution demeure hypothétique.
 
Jean-Claude Carle s’indigne donc de cette attitude contraire aux promesses du Gouvernement, alors que 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification. Il a terminé son intervention en citant Jean Rostand : « Attendre d'en savoir assez pour agir en toute lumière, c'est se condamner à l'inaction ».
 

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