LE LIVRE SANS NOM

Un livre Anonyme qui gagne à être connu!

Publié le 09 janvier 2015
LE LIVRE SANS NOM

Quand le taxi m'a déposé aux portes de Santa Mondega, il n'a même pas pris la peine d'accepter mon argent puis il est parti en me souhaitant «une mort pas trop ignoble». Sur ces paroles, je me suis directement dirigée vers le Tapioca, bar dans lequel les étrangers ne sont pas les bienvenus, chose que j'ai compris bien assez tôt en me retrouvant face à la résurrection d'Elvis. Imaginez le choc ! Un individu massif habillé en star de la pop qui vous pointe un revolver à bout portant en vous demandant la raison de votre passage dans la ville... Que lui répondre ? Allais-je réellement le regarder droit dans les yeux et m'affirmer en sortant de mon sac mes fusils ou simplement faire profil bas, en adoptant une solution pacifique en protestant ne vouloir simplement qu'un rafraîchissement. La deuxième option fut approuvée par mon fort intérieur, mais tout ça aurait pu très bien se passer si je n'avais pas demandé à ce charmant barman un verre de Bourbon.

C'est donc ici, au Tapioca, QG des criminels, mercenaires et autres délinquants que j'ai pu apprendre l'existence du Livre Sans Nom et de l'Oeil de la Lune. Ces termes ne renvoient pas à des concepts concrets et des utilisations très saines. Je ne vous dévoilerai pas maintenant de ce dont il s'agit mais si vous êtes un fan de vampire (je ne parle pas de ceux qui brillent au soleil, qui sont d'une pâleur extrême et qui se payent des voitures de luxe) et que vous rêvez de voir ce monde sous les ruines et dans un chaos absolu, alors ce livre est fait pour vous. Il n'est pas garanti que vous surviviez à cette lecture ...

Ne vous attendez pas à un conte ou à une romance. C'est bien au contraire dans une atmosphère lugubre que l'auteur nous plonge dans un bac d'eau glaciale.

Le Livre Sans Nom publié par Anonyme est sans doute une des histoires les plus perturbantes que j'ai vécu. Cet anonyme est beaucoup associé au célèbre réalisateur de Kill Bill 1 et 2 et Django Unchained Quentin Tarantino ou à Stephen King. Il commence une série de livres dans laquelle on a du mal à décrocher, si jamais on ne meurt pas avant. Tout au long du livre, des clins d'œil, des citations nous embarquent dans un mélange de Sin City, d'American Horror Story, du Maître des Illusions de Donna Tart et de la 'Trilogie de Johnny' par Crown The Empire. Plus vous avancez dans la lecture, plus votre esprit se pervertit entre la violence, l'absence de pitié et le manque d'état d'âme des personnages. Une fois le livre ouvert, vous comprendrez que vous êtes attiré dans un cercle infernal et que le seul moyen de s'en sortir ... c'est de le terminer.

Iris Langlais Gonzalez


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