Quel avenir pour les professions paramédicales? cap vers une Uniiversitarisation?

le Ministère des Affaires sociales et de la Santé intègre le CEFIEC dans les démarches de construction d'une nouvelle gouvernance

Publié le 16 juin 2016
Quel avenir pour les professions paramédicales? cap vers une Uniiversitarisation?

A l' occasion des 71èmes Journées Nationales d'Etudes du Cefiec qui se sont déroulées à Saint-Malo du 1er au 3 juin, le Comité d'Entente des Formations Infirmières et Cadres organisait vendredi 2 juin une tribune portant sur les «Perspectives d'évolutions des formations paramédicales en France». Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé et l'Association des Régions de France, principaux acteurs de la mutation annoncée vers l'universitarisation avaient répondu présent à l'invitation du Cefiec pour participer au débat. Seul regret pour les instituts des formations infirmières et cadres l'absence du Ministère de l'Education Nationale, de l'enseignement supérieur et de la Recherche.

Que s'est-il passé depuis le 11 février 2016 ? Ainsi commençaient les débats. Plus de quatre mois après la Grande Conférence de Santé et de la feuille de route proposée par Manuels Valls, le CEFIEC souhaitait à travers ce débat connaître les orientations données par le Ministère sur, notamment les avancées vers l'universitarisation des formations paramédicales ou encore la place qui serait donnée aux instituts de formation dans l'organisation des Groupements Hospitaliers de Territoire qui semble complexe dans leur mise place.

Madame Evelyne Belliard, représentant le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé a tenu à rappeler en préambule les objectifs et les enjeux de la grande conférence de santé. Précisant notamment qu'en l'état actuel, le projet d'universitarisation pour les instituts de formations est en phase de réflexion pour l'élaboration d'une nouvelle gouvernance. Elle a tenu à signaler qu'une mutation vers l'universitarisation des professions paramédicales ne pourra se faire sans le concours des instituts de formations. La représentante du Ministère a par ailleurs précisé que le CEFIEC sera intégré dans les groupes de travail qui statueront sur ce rapprochement.

De son côté, Martine Sommelette, présidente du CEFIEC a rappelé que le comité était pleinement convaincu de la plus value de ce rapprochement avec l'université comme l'ont d'ailleurs déjà fait certains de nos voisins européens (Pologne, Royaume-Uni, Portugal...). En outre, ce rapprochement des systèmes de formation que l'on souhaite voir coopérer de manière efficiente, est une nécessité. L'objectif annoncé est de « faire des formations paramédicales, des formations universitaires à part entière ».

« Cette mutation vers l'universitarisation ne peut se faire sans nous ! »

Mais elle a également tenu a rappelé qu'avec 67 ans d'expérience, de savoir-faire et surtout de professionnalisme et forts de 385 structures de formations, le CEFIEC ne pouvait être tenu à l'écart de ce processus de rapprochement. Cette mutation vers l'universitarisation ne peut se faire sans nous !

D'ailleurs, le CEFIEC a travaillé ces derniers mois sur la feuille de route et a proposé à Monsieur Le Premier Ministre une évolution sur 13 des 22 mesures y figurant.

Pour sa part, Stéphane Perrin, conseiller régional de Bretagne (rapporteur général du budget) et représentant l'Association des Régions de France (ARF) a précisé que l'heure n'est plus au questionnement sur l'intérêt de la mutation vers l'universitarisation mais sur la place de chacun et bien évidemment des régions dans ce nouveau schéma de gouvernance. L'ARF souhaite que l'engagement des régions dans cette évolution ne se fasse pas uniquement en termes de « financeur/payeur » et ambitionne que ne soit pas remis en question les acquis et le savoir-faire actuels à la fois des régions et du CEFIEC. Le conseiller régional d'ajouter que « l'attachement à vos formations nous incite à rester dans le jeu ».

Autre sujet d'inquiétude pour les représentants des instituts de formation, leur rôle et leur positionnement dans la mise en place des GHT. Des réserves ont été émises par le Cefiec quant au problème de concordance entre les GCS et les GHT qui ne s'intègrent pas toujours dans le redécoupage des régions. Pour Stéphane Perrin, un nouveau modèle de coopération doit être pensé entre les futurs groupements hospitaliers de territoire (GHT), les universités, les régions et les instituts. L'ARF souhaite pour cela que soit mené une mission par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l'Inspection générale de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR) pour proposer des nouveaux modèles.

Martine Sommelette insiste sur la nécessité, que pose le Cefiec, d'une coordination des instituts assurée et pilotée par des Directeurs de Soins en poste dans les instituts de formation.

En conclusion, le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé par la voix d'Evelyne Belliard a réitéré le souhait que la nouvelle gouvernance soit co-construite par l'université et les instituts de formations d'infirmières et cadres et que le CEFIEC prendrait place à la table des discussions.


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