Coût de la rentrée étudiante

Réaction du mouvement des étudiants (MéT) aux chiffres de l'UNEF

Publié le 24 août 2010
Coût de la rentrée étudiante

Extrait du communiqué en date du 24 Aout 2010:

Au vu des chiffres avancés très douteux et de l'approximation des calculs effectués, cet « indicateur » est surtout un moyen de dramatiser la situation et de se faire une bonne publicité avant la rentrée universitaire. Il est clair que la recherche de la vérité n'est pas l'objectif premier poursuivi.

- Par exemple, les chiffres des loyers selon l'UNEF sont totalement faux :

Le syndicat avance en effet le chiffre d'une hausse des loyers de 8,1% à Paris et 5,6% en province, « selon l'INSEE ». Or, les chiffres de l'INSEE montrent une hausse moyenne des loyers pour les étudiants de 1,5% en 2010 par rapport à 2009.

Le loyer moyen payé par un étudiant à Paris en 2010 est selon l'OVE (Observatoire de la Vie étudiante) de 564 euros, et non pas de 824 euros, et en province de 356 euros, et non pas de 762 euros.

Selon une étude de l'observatoire Clameur, la hausse des loyers n'est pour sa part privée que de 0,6%. Selon cette même étude, les loyers sont même en baisse dans 46% des villes.

Nous sommes donc loin des chiffres prophétiques de l'UNEF.

- Autre exemple, concernant la restauration étudiante :

L'UNEF calcule ses chiffres sur la base de 150 repas pris au Resto U par an. Or, selon le CNOUS, le nombre de repas pris par étudiant et par an en moyenne est de ... 27. Ce qui, dans l'année, constituera en moyenne une hausse de 2,70 euros par étudiant pour le budget ticket RU, et non pas de 15 euros comme le suggère l'UNEF.


Afin de ne pas accabler les lacunes en mathématiques des dirigeants de l'UNEF, nous passerons ici leur façon de calculer des moyennes, où se mélangent volontiers quantités, pourcentages et variations. Les heures passées chaque année à manifester et à bloquer les facs se font visiblement au détriment des plus élémentaires bases mathématiques, apprises dès l'école primaire.

Une rentrée 2010 placée sous les bons auspices, mais attention à la rentrée 2011.

Les mensonges de l'UNEF ne doivent pas cacher la réalité. Pour la première fois, les étudiants pourront bénéficier du fractionnement de leurs frais d'inscription, ce qui permettra d'atténuer la principale difficulté de la période de rentrée, qui voit une forte concentration des dépenses. Ce fractionnement vient en complément d'une forte revalorisation des aides étudiantes ces dernières années.

Mais si la rentrée 2010 est placée sous les bons auspices, celle de 2011 risque d'être très difficile si le gouvernement maintient son projet de suppression du cumul APL/demi-part fiscale. Cette mesure pénaliserait les étudiants, en particulier ceux issus des classes moyennes, qui ne bénéficient pas du système de bourses. C'est pourquoi le MET demande au gouvernement de surseoir à ce projet.

Accentuer les efforts envers les classes moyennes.

Les efforts envers les étudiants doivent être poursuivis, prioritairement envers ceux issus des classes moyennes. Car si la situation des boursiers s'est très nettement améliorée ces dernières années, les étudiants des classes moyennes ont besoin de dispositifs novateurs pour les accompagner.

C'est pourquoi le MET demande notamment la mise en place d'un véritable prêt étudiant, à taux zéro, 100% garanti, et remboursable selon la situation professionnelle future de l'étudiant.


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