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Décret gratification des stages

l'UNEF demande de profondes modifications

Publié le 18 octobre 2007

L'UNEF juge le décret de gratification des stages présenté hier par Xavier Bertrand et Valérie Pécresse devant le comité de suivi des stages très insuffisant et demande de profondes modifications de celui-ci.

Le décret propose une gratification des stages de 380 € par mois, soit à peine 30% du SMIC, et seulement à partir du 1er jour du 4ème mois de stage. Pour l'UNEF, cette proposition est scandaleuse et réduit les stagiaires à demander l'aumône aux entreprises.

L'UNEF demande à ce que le stage donne lieu à une rémunération dès le premier mois, sur une base de 50% du SMIC minimum, variant ensuite en fonction du niveau de qualification et de la durée du stage.

L'UNEF rappelle que Valérie Pécresse avait déposé à l'Assemblée Nationale en 2006, quand elle était députée, un projet de réglementation des stages où était prévue une rémunération minimum de 50% du SMIC.

Par ailleurs, l'UNEF exige que le champ d'application du décret s'étende à la fonction publique, grande pourvoyeuse de stages pour les étudiants.

L'UNEF demande de profondes modifications de ce décret et prend acte de la décision de Xavier Bertrand de rouvrir des négociations.

La nécessité d'une réglementation nationale

L'UNEF rappelle qu'une réglementation nationale des stages est nécessaire pour que ceux-ci cessent d'être un outil au service des entreprises pour bénéficier de jeunes diplômés bon marché, au lieu de les recruter sur un poste de salarié. L'UNEF exige une véritable réglementation se traduisant par l'inscription du statut des stagiaires dans le code du travail.

L'UNEF souhaite que les travaux du comité des stages aboutissent très rapidement pour que des mesures concrètes de réglementation soient enfin prises en direction des stagiaires.


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