Les écoles d'ingénieurs en péril face à la baisse des ressources financières?

C'est la question que se pose le CDEFI

Publié le 24 mars 2015

Alors que certains établissements d'enseignement supérieur et de recherche ont été informés que leurs fonds de roulement pourraient être mobilisés, d'autres mesures viennent gravement affaiblir l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur et de recherche. La baisse des ressources liées à la taxe d'apprentissage, la hausse de certaines charges (glissement-vieillesse-technicité, CAS Pensions), l'annonce d'un sur-gel, ou encore la contribution au fonds pour l'insertion des personnes handicapées sont autant de dispositifs qui étouffent petit à petit les établissements et leur ôtent toute marge de manœuvre.

Dans ce contexte, la CDEFI a organisé, vendredi 20 mars 2015, une assemblée générale extraordinaire sur le financement de l'enseignement supérieur et de la recherche. Près de 200 chefs d'établissements, personnels et étudiants ont, par leur présence, exprimé à la fois leur indignation et leur profonde inquiétude pour l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche français.

L'ensemble des écoles d'ingénieurs, quel que soit leur statut, mobilisées pour la réussite de leurs étudiants et pour la compétitivité des entreprises françaises dans la concurrence internationale, sont en danger. Face à l'absence de perspectives cohérentes présentées par les pouvoirs publics, notamment en termes de pilotage budgétaire, elles s'insurgent contre des décisions et une méthode qui déstabiliseront de manière durable les établissements d'enseignement supérieur et de recherche au regard des missions qui leurs sont confiées. Les écoles d'ingénieurs soutiennent l'action et les positions du Bureau de la CDEFI et demandent à ce que soit réaffirmé l'engagement de la nation pour le développement pérenne de l'enseignement supérieur et de la recherche.


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