Comment un gène spécifique situé dans le pancréas affecte la sécrétion de l'insuline ?

L'université de Jérusalem progresse dans la recherche sur le diabète

Publié le 13 novembre 2009
Comment un gène spécifique situé dans le pancréas affecte la sécrétion de l'insuline ?

C’est ce que viennent de découvrir des chercheurs de l'Université de Jérusalem en collaboration avec des universités japonaises et américaines.


Désormais 64ème dans le top 100 du « Jing Tao University de Shangaï » selon les critères d’excellence académique, l’Université de Jérusalem ouvre ainsi la voie à une nouvelle compréhension des processus possibles pour combattre le diabète et les problèmes de santé qu’il engendre, en hausse partout dans le monde.


Les taux de glycémie sont strictement régulés par l’insuline que sécrètent les cellules bêta du pancréas.


Une sécrétion défectueuse d’insuline provoque des taux de glycémie peu ajustés pouvant entraîner un diabète. Les travaux de l'équipe de recherche multinationale ont étudié le rôle du LKB1, un gène impliqué dans de nombreuses fonctions cellulaires, dont le rôle dans le pancréas n'a pas été étudié auparavant. Plus précisément, ils ont étudié les implications de la perte des cellules bêta spécifiques du gène LKB1 sur une souris utilisée comme cobaye. Ils ont pu montrer que l'élimination de ce gène par les cellules bêta provoque la production et la sécrétion de plus d'insuline que par les cellules bêta normales, entraînant l'augmentation du taux de glycémie. Les résultats ont des implications potentiellement importantes pour ceux qui souffrent de diabète. Partant du constat scientifique que le LKB1 régule négativement à la fois le contenu et la sécrétion d'insuline, il est désormais possible d’envisager les développements d'un nouveau traitement pouvant limiter la présence de ce gène dans les cellules bêta du pancréas, renforçant ainsi la sécrétion d'insuline.


Les chercheurs impliqués dans le projet et dont les conclusions ont été publiées récemment dans la revue Cell Metabolism ont été dirigés par le Dr Yuval Dor de l'Institut pour la Recherche Médicale Israël/Canada de L’Université de Jérusalem- Ecole Médicale de Hadassah. L’équipe est composée des étudiants Zvi Granot, Avital Swisa , Judith Magenheim et Miri Stolovitch-Rain, ainsi que de scientifiques de l'Université de Kobe au Japon et des chercheurs américains de l'Université de Pennsylvanie, de l'Université Washington à St. Louis et de l’Hôpital Général de Boston, Massachusetts.


L’Université de Jérusalem :

L’Université de Jérusalem a été créée en 1918 à l’initiative d’Albert Einstein, l’un de ses pères fondateurs.C’est en 1925 qu’elle ouvre officiellement ses portes et qu’elle devient la première université d’Israël. Elle a pour principales missions de servir l’Etat d’Israël en formant des scientifiques et des enseignants de très haut niveau, de servir le peuple juif en préservant et en diffusant l’héritage spirituel et intellectuel de la culture juive, et de servir l’humanité en repoussant toujours plus loin les frontières du savoir.


Chaque année, les 4 campus accueillent près de 24 000 étudiants de 70 nationalités différentes et de confessions variées. Ils y suivent les conférences et les cours dispensés par plus de 1300 professeurs selon un vaste programme :
sciences humaines, sciences sociales, sciences de l’environnement, sciences de l’agriculture et de l’alimentation, faculté de médecine, faculté dentaire, faculté de droit. Modèle d’excellence, l’Université de Jérusalem représente le temple de la recherche et de l’instruction universitaire en Israël.


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