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Quelles sont les préoccupations des jeunes ?

Les résultats d'une enquête exclusive menée lors de la dernière JNDJ

Publié le 04 avril 2013
Quelles sont les préoccupations des jeunes ?

Une enquête exclusive menée lors de la dernière JNDJ révèle que 69% des jeunes interrogés se sentent "bien dans leur peau", alors qu’ils sont 64 % à percevoir la société qui les entoure de manière nettement négative

Réalisée par le cabinet d’études ‘Romance Alant Consultants’* pour le compte de la Journée Nationale des Jeunes qui s’est tenue le 30 novembre 2012, cette enquête exclusive a porté sur 820 jeunes de 14 à 22 ans ayant participé à l’événement (+ 41% de participation par rapport à 2011). Ses résultats, qui nous révèlent de nombreux enseignements sur les préoccupations et les aspirations des jeunes, sont également riches d’informations sur la façon dont ils perçoivent le monde de l’entreprise et projettent leur avenir, tant sur le plan personnel que professionnel.

 

Ainsi, les principaux enseignements de ce sondage sont les suivants :

 

  • Les jeunes se sentent plutôt "bien dans leur peau" en tant qu’individu et soutenus par leur entourage proche…

 

59 % d’entre eux se déclarent «heureux» et/ou «confiants», alors que 31 % se sentent «en recherche» et/ou manifestent un sentiment «d’inconfort» et que 10% se disent à la fois «heureux» et «inquiets»

 

⇒ Les garçons sont plus optimistes que les filles (76% d’entre eux expriment une certaine forme de bien être contre 67% seulement chez les filles)

⇒ Au fur et à mesure qu’ils avancent en âge, les jeunes se sentent de plus en plus «en recherche» (30% des 20 ans et plus contre seulement 12% chez les moins de 20 ans)

⇒ 81% se sentent encouragés par leur entourage familial ou scolaire dans la découverte de leurs talents et de leurs qualités (41 % tout à fait et 40% plutôt)

 

  • Mais ils perçoivent la société qui les entoure de manière nettement plus négative et souhaitent la changer…

 

64% ne citent que des éléments négatifs à son sujet ; la société est alors jugée par eux inégalitaire (41%), peu rassurante (39%), égoïste (15%) et sans espoir (12%)

 

⇒ A l’inverse, 23% la trouvent pleine d’avenir et 13% juste

⇒ Là encore, les filles sont plus pessimistes que les garçons : 68 % des filles perçoivent la société négativement alors qu’ils ne sont que 59 % chez les garçons

⇒ Tout comme les 20 ans et plus : 75 % des 20 ans et plus perçoivent la société négativement contre 63 % chez les moins de 20 ans

⇒ Aussi, sont-ils très nombreux à vouloir changer la société (77%) et manifestent, dans cette perspective, des envies de «plus de solidarité» (38%), «d’utilité» à l’égard des autres (49%), de «respect» (49%)

 

 

  • Ils appréhendent le monde professionnel avec ambivalence, comme un univers difficile, mais aussi comme un vecteur d’évolution sociale et personnelle

 

Pour 38% d'entre eux, le monde professionnel est perçu de manière à la fois positive et négative, alors que pour 33% il est vu de manière exclusivement négative et pour 29% de manière exclusivement positive

 

⇒ Les filles et les 20 ans et plus l'appréhendent avec plus d'optimisme (respectivement 31 % et 41%) que les garçons (27%) et les moins de 20 ans (26%)

⇒ Plus précisément, le monde professionnel est jugé par les jeunes comme un monde exigeant (42%), un univers difficile (28%), un univers centré sur la compétitivité (11%), sur la recherche exclusive du profit (6%), un monde de contraintes (5%)

⇒ Toutefois, ils le vivent comme un moyen : d'avoir une place dans la société (33%), de s'épanouir (29%), d'évoluer socialement (23%)

⇒ Parallèlement, à la question ouverte "avez-vous un projet personnel qui vous donnerait de la joie et de l'enthousiasme", 42% en évoquent un et 72 % de ceux qui s’expriment déclarent avoir un projet de type professionnel

 

 

  • Face au travail, les filles ne font aucune concession à leurs rêves

 

65% d'entre ellesdéclarent aspirer à faire le travail de leurs rêves contre seulement 49% chez les garçons

 

⇒ Par ailleurs, les jeunes interrogés attendent aussi de gagner beaucoup d’argent (47%), de se sentir bien à leur place dans l’équipe dans laquelle ils travailleront (38%), d’être fier et respecté pour leur travail et leurs idées (34%), d'avoir un poste hiérarchique élevé (21%), de faire un travail utile et ayant du sens (20%), de monter leur propre entreprise (12%)

 

 

  • Les entreprises qui les font rêver sont essentiellement de grandes entreprises connues et leur manager «idéal» doit avoir un comportement humain et intègre

 

⇒ 42 % des jeunes souhaitent travailler dans une grande entreprise connue contre 25% dans une entreprise qu'ils auraient créée, 18% dans une entreprise qui démarre, 18% dans les services publics, 7% chez eux et 5% seulement dans l'artisanat

⇒ Pour eux, l'employeur «idéal» doit, avant tout, avoir des qualités humaines : le sens de la relation (58%), le sens de l'intégrité (49%) et des capacités d’écoute (38%)

⇒ En contrepartie, les jeunes pensent pouvoir apporter à une entreprise leur créativité (64%), leur enthousiasme (40%), leur connaissance des nouvelles technologies (35%), leur ouverture (21%), leurs différences (15%), leur sérieux (12%), leur bonne perception du monde qui les entoure (11%)

 

 

  • Pour ce qui est des valeurs, une question reste posée : ont-elles encore un sens pour les jeunes d’aujourd’hui ?

 

29% des jeunes ayant répondu au questionnaire n’en citent aucune

 

⇒ Et lorsqu’ils en mentionnent, elles semblent davantage faire référence à des attentes ou besoins de reconnaissance individuelle au travers de la notion de respect (33%) et/ou de rééquilibrage des inégalités sociales (23% évoquent la solidarité et 19 % l’égalité), plutôt qu’à des règles de vie habituellement érigées en valeurs

 

En conclusion et au regard des nombreux résultats de cette enquête,on constate que :

 

  • Les adolescents d’aujourd’hui sont plutôt heureux de vivre, bien que lucides quant à la société qui les entoure et les difficultés qui les attendent.
  • Les filles sont moins optimistes (ou plus réalistes) que les garçons d’une manière générale (tant sur le plan individuel que face à la perception de la société) mais plus déterminées (elles sont plus nombreuses que les garçons à vouloir changer la société et à souhaiter obtenir un travail qui corresponde à leurs rêves).
  • De plus, le monde du travail pourrait bien séduire plus les filles que les garçons… peut-être parce qu’elles pensent davantage qu’eux pouvoir trouver un moyen de s’y épanouir.
  • Enfin, le clivage entre générations se produit à 20 ans : les 20 ans et plus (bien que peu nombreux dans l’échantillon des répondants) manifestent plus d’inquiétude que leurs cadets face à l’avenir et semblent attendre beaucoup de leur intégration dans le monde du travail (certainement du fait de sa proximité).

 

Notons que la 3ème édition de la JNDJ se tiendra le 29 novembre 2013 et qu’elle prendra cette année une nouvelle dimension européenne.

 

 

* Romance Alant Consultants est un institut d’études indépendant spécialisé dans l’analyse des évolutions sociétales, les enjeux que représentent les jeunes et leurs aspirations dans le monde économique, la politique d’intégration des jeunes dans les entreprises, la gestion des marques employeur…

 

La Journée Nationale des Jeunes, JNDJ, est le rendez-vous annuel entre la Société Civile et les Jeunes.

Dans un esprit de dialogue et de compréhension mutuelle entre générations, un mouvement de conscience sur le terrain de l’avenir professionnel, de la cohésion sociale, du vivre ensemble.

Le thème national 2013 portera sur la TRANSMISSION.

 

 

 

 

 

 

 

 

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