Devenir Ostéopathe à l'étranger


Interveiw de Chloé Hiriart qui s’est installée à Montréal, il y a un an et demi après cinq années d’étude au Collège Ostéopathique Sutherland
Devenir Ostéopathe à l'étranger

Après cinq années d’étude au Collège Ostéopathique Sutherland, Chloé Hiriart s’est installée à Montréal, il y a un an et demi. Là-bas, elle travaille dans deux cabinets, avec d’autres ostéopathes venus du monde entier.
 
 
Après vos études au COS de Bordeaux, pourquoi avez-vous décidé de vous installer à Montréal et comment y avez-vous lancé votre carrière ?
 
Un tel projet ne se prévoit pas sur un coup de tête. L’idée de partir travailler à l’étranger a débuté après ma participation au 4L Trophy, un raid étudiant à but humanitaire. J’étais en 3ème année d’ostéopathie au COS. Durant la 4ème année, le projet s’est affiné, ne laissant plus que cinq choix différents : l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Argentine, le Canada et l’Angleterre. J’ai pris contact avec mes ainés, dont Bernard Gabarel, directeur pédagogique du COS Bordeaux, qui m’a conseillé le Canada et plus particulièrement le Québec — choix pour lequel j’ai opté et que je ne regrette absolument pas aujourd’hui !
 
 
Où en est votre activité professionnelle aujourd’hui ? Comment ça marche ?
 
Tout va très bien, je suis ravie ! J’exerce au sein de la Clinique Intersanté à Montréal, j’ai la chance de pouvoir partager mon emploi du temps entre deux cabinets : le premier dans un quartier francophone et le second dans la partie anglophone de la ville. Je tiens quand même à souligner que le Canada n’est pas « l’Eldorado », comme nous pouvons le lire dans la presse française. Il ne faut pas s’attendre à compter ses heures de travail, notamment le weekend.  
 
 
Avez-vous le sentiment que votre formation a été un atout et qu’elle vous a permis de mener à bien votre projet ?
 
Pour intégrer « Ostéopathie Québec », l’association de référence au Canada, qui protège ce pays de l’arrivée massive « d’ostéopathes » formés en trois ans dans certaines écoles françaises, il m’a fallu présenter, entre autres, le programme détaillé de mes cinq années d’études au COS, mes diplômes de clinicats interne et externe, ainsi que mon mémoire. J’ai dû également repasser un clinicat et traiter les propriétaires de ma clinique, Mikhael Samaan et Christine Dierick, tous deux ayant plus de dix années d’expérience et formés à Maidstone (EN). En sortant du COS, je n’ai eu aucune unité supplémentaire à valider et j’ai été rapidement intégrée dans la clinique. Ils devaient donc, eux aussi, être satisfaits de ma formation !


 
 
Quand vous travaillez avec des ostéopathes venus d’autres pays, avez-vous le sentiment que vos méthodes divergent ? Est-ce enrichissant ?
 
Le partage des connaissances et des techniques est une richesse inestimable. Au sein de la clinique, l’équipe d’ostéopathes se compose d’Anglais, de Belges et de Français, tous de formation européenne. Nos techniques suivent les mêmes principes fondamentaux, chaque praticien façonnant sa pratique selon son ressenti et ses propres attentes. Nous avons aussi la chance de pouvoir travailler à quatre mains (deux praticiens), c’est un excellent exercice pour faire évoluer notre pratique personnelle. En observant les techniques des autres ostéopathes et en partageant avec eux les bonnes et moins bonnes expériences de traitement, nous progressons beaucoup.  
 
Qualita, le réseau des cliniques d'ostéopathie agréées, dont fait partie ma clinique, regroupe des ostéopathes Nord-Américains et Européens. Nous nous rencontrons régulièrement sur des salons ou des séminaires donnés dans le cadre du réseau. Ce sont de très bons moments pour partager nos expériences et pour confronter nos avis et opinions sur les dernières avancées de l’ostéopathie et l’évolution de la profession.
 

En savoir plus Publié le 03 avril 2013

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