Logement étudiant : Pourquoi le squat n'est pas une bonne idée ?

Parfois, les étudiants n'ont plus le choix : pas de parents pour les aider, pas d'argent pour trouver un toit décent et la solution qui vient vite à l'esprit est le squat. Pourtant, c'est un pari risqué. Explications.

Publié le 11 mars 2014
Logement étudiant : Pourquoi le squat n'est pas une bonne idée ?

Parfois, les étudiants n'ont plus le choix : pas de parents pour les aider, pas d'argent pour trouver un toit décent et la solution qui vient vite à l'esprit est le squat. Pourtant, c'est un pari risqué. Explications.

  • Qu'est-ce que le squat ?

Le squat est un logement, privé ou public, qui est occupé de façon illégale, « sans droit ni titre » et sans accord préalable du propriétaire des lieux. Pourtant, le squat n'est pas vraiment considéré comme un délit mais il peut tout de même entraîner des poursuites pénales, notamment lorsque les « squatteurs » sont entrés par effraction en dégradants le logement. Le « squat » vient de l'américain « squatter » et de l'anglais « to squat » qui signifie « s'asseoir sur ses talons ». Verbe aussi emprunté à l'ancien français « esquater » qui signifie « évaser, aplatir ». Le squat permet donc aux personnes n'ayant pas les moyens, et notamment les étudiants, d'avoir un toit dans un logement laissé vacant par le propriétaire. Mais ils ne sont pas à l'abri d'une expulsion de la part des forces de l'ordre ! Ces derniers vont alors demander une décision de justice d'expulsion mais il peut cependant y avoir un temps de répit durant la « trêve hivernale » qui prend effet du 1er novembre au 15 mars.

  • Ce que dit la loi

Une loi dite de réquisition permet au préfet d'une ville d'installer des personnes en mal de logement dans des logements vacants depuis plus de 6 mois. L'article 38 de la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale permet la simplification de la procédure, notamment lorsque le domicile du plaignant est squatté, en ayant recours au juge et en supprimant le délai de 48 heures. Ainsi, les propriétaires peuvent désormais déposer une plainte auprès des services de police. Un officier de police judiciaire se rendra alors sur place pour constater l'occupation illégale. Le propriétaire pourra ensuite saisir le préfet afin que ce dernier adresse une mise en demeure de quitter les lieux aux occupants. Ils auront 24 heures pour quitter les lieux. Le cas échéant, le préfet pourra ordonner une évacuation forcée.

  • Les avantages et les inconvénients du squat

Il n'y a pas vraiment d'avantage à ce mode de logement. Considéré comme un acte militant qui lutte contre la pénurie de logements étudiants, le squat est pourtant illégal. Aussi, toute personne se logeant grâce au squat peut s'attendre à se faire expulser à tout moment et risque même une amende. Sans compter que travailler et étudier dans les conditions offertes par le squat n'est pas la meilleure solution pour avoir son année ! Il n'y a donc aucun avantage à opter pour le squat si ce n'est d'être assuré d'avoir un toit en période hivernale. Mais sachez que vous risquez tout de même une expulsion dès les beaux jours arrivés ! Si malgré tout vous ne trouvez pas d'autre solution, prenez contact avec un des collectifs luttant contre la pénurie de logements comme le Jeudi Noir.


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